mercredi 25 janvier 2012

Une majorité pour le pays à portée de main.

Au-delà de l’appui aux partis politiques souverainistes, un récent sondage crédite la souveraineté d’un appui populaire de 43%, avec ou sans partenariat avec le Canada. Ce résultat, obtenu malgré le peu de promotion de la souveraineté depuis le référendum de 1995, est un démenti éloquent à cette idée que les citoyens ne voudraient plus entendre parler de leur souveraineté. « Une presque majorité de citoyens savent bien que pour s’occuper des « vraies affaires », dans sa vie quotidienne comme dans sa vie nationale, il faut d’abord contrôler ses affaires.

Les Québécois prônent des valeurs de liberté, de démocratie et de responsabilité collective qui sont niées presque quotidiennement par le régime canadien (unilinguisme anglais, registre des armes à feu, armements, transferts en santé, sables bitumineux, retrait de Kyoto). Il faut étendre le débat public au-delà des questions strictement provinciales, pour faire la critique du régime canadien à travers les actes d’Ottawa. Nous sommes un peuple souverain et toute mesure qui n’a pas obtenu un accord du peuple québécois ou de sa députation est illégitime en démocratie. C’est le cas de la constitution canadienne dont les Québécois n’ont jamais reconnu la validité, et qui bloque le développement du Québec dans tous les secteurs.

mercredi 18 janvier 2012

LE QUÉBEC ENCORE INFANTILISÉ PAR LES TRANSFERTS FÉDÉRAUX EN SANTÉ



Après la disparition du registre des armes à feux et les lois punitives en justice où leur gouvernement s’est humilié à Ottawa sans résultat, les Québécoises et Québécois viennent encore une fois de se faire imposer une décision unilatérale du gouvernement fédéral qui leur enlève la capacité de choisir comment utiliser les impôts qu’ils envoient au gouvernement canadien. Ces mesures ont une cause commune, notre annexion au gouvernement d’une autre nation.

Le gouvernement fédéral vient de décider unilatéralement qu'à partir de 2017, alors que son déficit sera résorbé d'après ses propres prévisions, il réduira l'augmentation du transfert canadien en santé au Québec. Le transfert fédéral au Québec a pour source un déséquilibre fiscal : le fédéral perçoit trop de revenu en regard de ses dépenses, pour ensuite retourner au Québec, une partie des taxes et impôts qu'il y a perçu.

Mais la cause plus profonde tient à la subordination de l’État du Québec à l’État canadien. Le Québec participe à un jeu où il ne peut être que perdant. Nous envoyons au gouvernement d’une autre nation la moitié de nos ressources budgétaires, mais celui-ci décide de ce qu'il va en faire selon ses priorités. Le gouvernement du M. Harper peut décider de dépenser dans des domaines non prioritaires pour le Québec, ou dans les champs de compétence du Québec qu'il choisit, ou même carrément créer des dépenses qui doublent ou contredisent celles du Québec.

Cette dépendance budgétaire nous est imposée unilatéralement par la constitution canadienne (à laquelle nous n’avons pas adhéré), privant le gouvernement du Québec de ses capacités d'agir collectif. Il y a pourtant une solution pour en sortir: garder nos taxes et impôts chez nous et décider nous-mêmes quelle part de nos dépenses nous affecterons à la santé, à l'éducation et aux autres responsabilités de l'État québécois.

Cela s’appelle l’indépendance du Québec qui nous permettra de faire nos propres choix en fonction de nos besoins réels, et ce projet bénéficie toujours d’un appui considérable (43% selon le plus récent sondage de Léger marketing avec une question dure, sans référence à un partenariat). Rien d’étonnant quand on constate l’arrogance du gouvernement canadien qui ignore le Québec, qui bafoue notre langue et qui nous impose des décisions qui vont à l’encontre de nos choix collectifs.

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Ce texte, rédigé en collaboration, s'inspire d'un communiqué publié dans le cadre de la campagne permanente du réseau Cap sur l'indépendance.

samedi 7 janvier 2012

La Paix des démissionnaires

Emboitant le pas à la Coalition pour l’avenir du Québec et à François Legault, le fondateur de l’ADQ, Jean Allaire, dans le Devoir du samedi  7 janvier, nous propose à son tour la même impasse, niant la nécessité et l’urgence de nous libérer de la dépendance politique actuelle du Québec.

C’est pourtant le même Jean Allaire qui proposait, lors de son départ du Parti libéral en compagnie de Mario Dumont pour fonder l’ADQ, dans le rapport qui porte son nom, le rapatriement de 22 pouvoirs jugés indispensables au Québec et, en cas de refus, un référendum sur la souveraineté. Maintenant que plus de 80% de la population canadienne-anglaise refuse tout aménagement constitutionnel souhaité par les Québécois (voir le sondage Bloc-IPSO), que le Gouvernement canadien rejette du revers de la main les positions unanimes de l’Assemblée Nationale du Québec, qu’est-ce qui pourrait bien nous amener à cesser de travailler à faire avancer l’émancipation du Québec ? Pourquoi cette volteface qu’il faut bien qualifier de démission ?

Selon Jean Allaire, « après deux référendums, il est plus que temps de respecter la volonté de la population de vouloir passer à autre chose ». Quelle volonté? N’est-ce pas plutôt l’absence de volonté de choisir d’une partie importante de la population dont il s’agit. N’est-ce pas aussi le rejet des virages en rond qui provoque le désir d’un véritable changement dans la population ? Les sondages démontrent pourtant que l’appui à la souveraineté, même sans partenariat (un changement subtil dans les questions de sondage depuis 2005 que peu ont remarqué), oscille entre 35 et 45% depuis le sommet de 54% au moment de la commission Gomery. Cet appui demeure remarquable d’autant plus qu’aucune démarche sérieuse n’ait encore été entreprise pour résoudre notre question nationale. Il est plus que temps de s’y attaquer.

Mais pour Jean Allaire, François Legault et les autres, « il est impératif que nous établissions une véritable paix en la matière ». Ce qu'on nous propose, n’est-ce pas plutôt une paix des démissionnaires tranquilles, qui ne peut mener qu'à un peuple qui repose en paix. Je regrette MM Legault et Allaire, nous refusons la dépendance et la lente assimilation et nous n’avons pas 10 ans devant nous !

jeudi 29 décembre 2011

Lettre à ma bilingue députée du NPD/NDP

Mme Laverdière, j’ai reçu par la poste votre lettre payée avec nos taxes. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que l’anglais y tient la même place que le français, pourtant seule langue officielle du Québec. Tout est bilingue dans ce "bulletin parlementaire 2011/Householder Fall 2011" de la « Official Opposition Critic for Foreign Affairs », MP de Laurier-Ste-Marie, même la section « À surveiller /Coming up in Ottawa » et les « Offre d’emploi étudiant au parlement / Student Job Opportunities in Parliament ».

Pour ce qui est du français, on y lit que « nous continuerons d’être proactifs et vocaux » et qu’il « demeure une urgence d’agir à court terme», d’autant plus que « plusieurs d’entre vous sont venus me saluer et me partager leurs idées avec moi ».

Faut-il comprendre qu’une députée fédérale du NPD/NDP ne se sent pas liée par la Charte du français dans ses communications avec ses commettants ou est-ce l’ambiance anglophone délétère de la colline parlementaire à Ottawa qui déforme à ce point l’usage même du français.

Le message très clair que vous lancez est que même au Québec, il y a deux langues officielles. On prend celle qu’on veut et il n’est pas nécessaire aux allophones d’apprendre le français. J’ose espérer que vos prochains messages respecteront le fait français au Québec jusqu'à nous puissions supprimer ce contrôle du parlement du Canada sur le Québec.


vendredi 18 novembre 2011

LES CONSERVATEURS, MAITRES CHEZ NOUS !

Cette semaine, deux ministres du gouvernement québécois – dûment élus par les électeurs québécois – se sont rendus à Ottawa pour quémander des mesures correspondant à nos valeurs – comme s’ils étaient l’Opposition officielle à Ottawa plutôt que représentants de notre gouvernement national. Ils se sont fait rabroués.  Couché ! Bon chien !  Oh, on va bien plastronner pour montrer qu’on se laissera pas faire, mais on sait bien qui mène. À l’avenir on verra de plus en plus de membres du gouvernement subalterne, notre gouvernement national, tenter d’obtenir des miettes du régime fédéral.

Où est donc rendu le Québec pour que deux de ses ministres se rendent ainsi à Ottawa se mettre à genoux devant le gouvernement fédéral, tout en avouant qu’ils n’ont aucun espoir de succès ? Comment en sommes-nous rendus à nous laisser humilier ainsi sans réagir ? Sommes-nous si impuissant !

Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil s’est rendu à Ottawa pour tenter de récupérer les données du registre d’armes à feu du Québec que les Québécois ont payées et qu’Ottawa veut détruire. C’est un vol qualifié mais légal grâce à la loi constitutionnelle de 1982 imposée au Québec. Et le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, s’est fait rabrouer par un sénateur non élu  qui dénonce l’approche de réhabilitation du Québec et prétend que le Québec est « soft on crime ». Belle attitude d’un collabo qui dénigre le Québec ! Ce n’est pas de ses affaires !

Ces deux pèlerinages, humiliants pour eux comme pour l’ensemble des Québécois, font la démonstration que le Québec se fait dorénavant imposer une culture répressive à l’égard des jeunes contrevenants et permissive à l’égard de détenteurs d’armes.  Le Québec se fait aussi imposer une culture du militarisme, de la monarchie et de l’unilinguisme anglophone.  Le Québec se voit aussi privé de 50 milliards $ qu’il envoie chaque année à Ottawa pour financer sa propre dépendance plutôt que son développement.

Ce n’est pas à un gouvernement non élu par les Québécois de décider de nos orientations en matière de justice comme ailleurs. Dans un Québec indépendant, le Québec conservera et mettrait à jour le registre des armes à feu et le mettra à la disposition des services policiers pour protéger la population.  Dans un Québec indépendant, des programmes de réhabilitation seraient maintenus pour aider les jeunes plutôt que de les envoyer en prison comme veut le faire le gouvernement conservateur.

Non seulement nous ne sommes pas maîtres chez nous mais on nous impose des lois qui vont à l’encontre de nos valeurs.   Les Québécois doivent cesser au plus tôt de se faire ainsi humilier et se donner les moyens, le plus rapidement possible, de faire toutes nos lois, de gérer nous-mêmes tous nos impôts selon nos besoins et de faire nos propres relations internationales.

Au début de la semaine, l’Assemblée Nationale dénonçait {{unanimement}}, pour la troisième fois  la constitution de 1982. Elle réaffirmait que le Québec « n’a jamais adhéré à cette loi qui a eu pour effet de diminuer les pouvoirs et les droits du Québec sans son consentement ». C’est un coup d’épée dans l’eau qui ne change rien à la réalité car cette constitution qui donne des pouvoirs sur nous au gouvernement canadien s’applique par défaut, tant qu’elle ne sera pas remplaçée.

Rien n'est plus urgent que d'élire à notre Assemblée Nationale des députés qui s’engagent à mettre en place, au lendemain de l’élection, une démarche collective du peuple québécois souverain visant à rejeter la constitution de 1982 et nous donner notre propre constitution, sans ingérence extérieure, permettant au peuple québécois de gérer ses affaires lui-même, notamment en matière de justice. C’est la seule conséquence logique du vote contre la loi de 1982.

vendredi 11 novembre 2011

mercredi 15 juin 2011

Contre la division, la parole et l'action indépendantiste !

Parizeau a raison, il est plus que temps de préparer le contenu de la souveraineté, et d'en faire la promotion par l'action politique. Il nous faut un contenu qui appuie l'action militante. Puisque le PQ ne le fait pas, nous avons commencé à le faire aux IPSO et à Cap sur l'indépendance. Voir à vigile.net.

Il n’existe pas de fronde organisée dont Jacques Parizeau serait le chef comme l'insinuent les médias fédéralistes et certains députés du Parti québécois. Mais il existe par contre toute une nouvelle génération militante qui s'est construite à l'extérieur et parfois à l'intérieur du Parti Québécois. Car pendant que le Parti Québécois laissait s'éclipser la question nationale et remettait aux calendes grecques la réalisation de l'indépendance, un mouvement citoyen se construisait.

Des dizaines d'organisations vont dans ce sens, principalement des jeunes comme ceux du RRQ, de Libres Marcheurs, du MPIQ, du MSQ et bien d’autres, et d'autres plus anciens tels que les IPSO, la SSJB, la Ligue d'action nationale et bien d'autres, regroupés dans le réseau Cap sur l'indépendance

En demandant à M. Parizeau de se taire, les 12 "jeunes" députés s’en sont pris au meilleur du mouvement de libération de notre nation. Ils nous ont fait voir que le temps du sur-place doit se terminer. Ils nous ont fait voir que la parole ne doit plus être entre les mains de ceux qui la refusent aux autres. Désormais la parole et l'action politique indépendantiste seront. Que ceux qui sont prêts à se battre pour notre liberté prennent la parole. Que les autres leur laissent la place, toute la place.

mercredi 4 mai 2011

La vague orange: une conséquence de l'attentisme

On a qualifié ce qui s’est passé ce 2 mai de vague, de tsunami, de déblocage. En fait, le principal déblocage ne s’est pas produit au Québec. C’est celui au niveau du parlement canadien où un gouvernement Harper majoritaire, élu au Canada par la division du vote créée par le NPD, pourra désormais imposer sans entrave son agenda que rejette le Québec. Quant au Québec, il sera encore absent de ce gouvernement, et dans ce parlement déjà bafoué par le régime Harper, il sera privé d’une voix québécoise libre, sans compromis, remplacée par une opposition néo-démocrate divisée, même au Québec, entre fédéralistes centralisateurs et nationalistes ou souverainistes québécois modérés.

Au Québec, le parti conservateur et le parti libéral sont tombés au rang de tiers partis, sous la barre des 20%, contre 23% pour le Bloc et 43% pour le NPD. La « vague orange » est un donc un vote d’opposition aux deux grands partis qui se sont partagé le pouvoir depuis les débuts de la « confédération », un vote d’opposition dans la même ligne de pensée initiée par le Bloc québécois. En effet, le Québec ne peut être que dans l’opposition à Ottawa. Les députés du Québec dans les partis fédéralistes ne joueront plus à la défensive comme le Bloc l’a fait depuis 20 ans. Ils seront tout simplement hors d’ordre, leur opinion étant noyée, contrée, filtrée par la majorité de leurs collègues et la direction de leur parti.
Cherchons les causes possibles de ce vote NPD massif au Québec. Ce n’est pas un rejet de la souveraineté qui fait toujours 40% et plus dans les sondages. Ce n’est pas un rejet du Bloc et de son chef dont tous reconnaissent la probité, l’engagement et la compétence. Ce ne peut être la connaissance du programme du NPD et de ses candidats dont on ignore presque tout, ni un vote stratégique puisque ce parti ne pouvait espérer former le prochain gouvernement. Qu’est-ce qui explique cette « vague orange » ?

Victime de l’attentisme
Le Bloc est victime de l’attente des « conditions gagnantes » qui a caractérisé le camp souverainiste depuis le match nul référendaire de 1995. Pendant les 15 dernières années, nous avons eu au Québec des élections de « bon gouvernement » où le Parti québécois se présentait comme une simple solution de rechange au gouvernement provincial en place. De façon similaire à Ottawa, le Bloc faisait des élections de « bonne opposition » pour y défendre les intérêts du Québec. L’effet pervers de ces campagnes électorales a été de situer le débat sur un autre plan que celui du changement de statut politique et de l’avenir national du Québec. Le terrain a été celui de questions importantes certes, mais accessoires par rapport à notre avenir national : qui fera le meilleur premier ministre ? Quels sont les engagements électoraux les plus intéressants ? Qui pourra le mieux défendre les intérêts du Québec dans le cadre du régime canadien actuel ?
De telles campagnes électorales ont permis au mieux une critique négative du fonctionnement du fédéralisme canadien, de sorte que les souverainistes ont créé une image non méritée d’éternels plaignants, sans nécessairement faire avancer leur option. Pour cesser de faire du surplace, pourquoi pas alors une nouvelle forme d’opposition positive, mais tout aussi opposée à l’agenda conservateur ? Une autre bonne opposition ? D’autant plus que dans le régime actuel où le gouvernement central empiète sur les compétences des provinces, peu d’engagements électoraux peuvent se réaliser sans une participation financière du gouvernement d’Ottawa (avec notre propre argent bien sûr). Cette acceptation implicite de la dépendance et du quémandage est dévalorisante et pernicieuse, mais elle a joué un rôle dans le changement d’allégeance du 2 mai.

Faire campagne pour l’indépendance
Mais il y a encore plus grave. Les périodes électorales sont les moments où la discussion politique est la plus intense, ceux où les citoyens sont à l’écoute. Pendant que les souverainistes expliquent que l’on doit faire « une chose à la fois » et attendre le référendum, rien n’empêche les adversaires de dire tout le mal qu’ils pensent de la souveraineté et d’accuser les souverainistes de cacher une option qui ne serait pas défendable. Dans cette élection, le Bloc s’est affiché pour ce qu’il est, un parti souverainiste, mais il n’a pas fait campagne pour son option, en présentant l’option indépendantiste pour ce qu’elle est : une démarche positive, la seule façon de mettre fin au blocage constitutionnel et à la dépendance du Québec, la seule façon de renforcer le français au Québec français, de réaliser des projets d’indépendance énergétiques et de lutte à la pauvreté, de participer directement à une autre mondialisation.

Maintenant que les dés ont été jetés, il faut revoir le cadre stratégique au sein du Parti québécois, du Bloc et des autres partis souverainistes. Il faut surtout construire un mouvement citoyen fort, capable de mener une campagne permanente et déterminée pour l’indépendance, avant, pendant et après les élections. L’indépendance est d’abord l’affaire du peuple. Il faut accélérer notre progression vers un moment majoritaire en se dégageant des luttes partisanes toujours aléatoires auxquelles aucun parti politique ne peut échapper. Il y a un côté positif à cette élection. Un mouvement populaire est possible au Québec, un mouvement populaire qui dépassera le stade de l’opposition et des voies sans issues.

vendredi 29 avril 2011

Le véritable coût de l’élection canadienne au Québec


Nous avons payé collectivement 20 % des quelque 300 millions qu’à coûté cette élection canadienne, mais les coûts en sont infiniment plus élevés pour notre avenir comme nation. Et si dans trois ans, le Québec pouvait décider, par lui-même où il met ses ressources, sans que ses priorités et ses valeurs ne soient en compétition avec celles du reste du Canada?

Dans cette élection, on a reproché encore une fois au Bloc québécois de jouer à la défensive, voire d’exister, sous des couverts d’appel au changement. Et pourtant, tant qu’il y aura des élections canadiennes sur le territoire du Québec, le Québec peut-il être ailleurs que dans l’opposition? Les exemples  de l’impuissance des députés fédéralistes à Ottawa abondent, qu’ils soient conservateur, libéral ou NPD. Ils ne jouent même pas à la défensive. Ils sont tout simplement hors jeux, leur opinion étant noyée, contrée, filtrée par la majorité de leurs collègues et la direction de leur parti. À ce compte, le Bloc est le seul parti libre de nous défendre.

L’État canadien ignore les priorités et les valeurs du Québec et prend nos 50 milliards de dollars de taxes par année pour les investir dans la construction du Canada. Ainsi, la défense canadienne coûtera aux Québécois 4,6 milliards par année pour les 20 prochaines années si nous restons dans le Canada. Cette somme dépasse le déficit actuel du Québec. Pourtant, avec quelques avions militaires de moins, nous pourrions financer nos universités sans augmenter les frais de scolarité.

Cette élection canadienne illustre une situation inacceptable. Elle nous prive de ressources essentielles dont nous avons un urgent besoin en éducation, en santé et pour notre développement économique durable, comme l'a démontré le récent budget du Québec dont les coupures et les augmentations nous font régresser.  Notre dépendance coûte cher.

Continuons notre appui au Bloc québécois qui a défendu et défendra les projets et les valeurs du Québec, en ralentissant notre assimilation inéluctable dans l’ensemble canadien. Nous en avons besoin pour qu’advienne notre indépendance. Cette élection a été coûteuse et nuisible pour le Québec. Il faut que ce soit la dernière élection canadienne  que nous laissons se tenir sur le territoire du Québec. Il suffira qu’une majorité d’entre nous décident de mettre fin à notre dépendance fiscale et politique, pour entrer dans l’économie du 21e siècle.

Merci au Bloc et à Gilles Duceppe pour cette campagne au service de notre nation. Continuons le combat! 

lundi 28 mars 2011

Le ligoteur

Le budget du gouvernement du Québec nous a montré un triste tableau, un État national sans vision d'avenir, sans projet, ligoté par ses intérêts, son idéologie réductrice et par son statut de gouvernement annexé. Annexé par qui? Par l'État canadian qui paralyse le Québec. Comprenons-nous bien, un autre gouvernement du Québec pourrait faire mieux, dégagé des liens de corruption et de l'idéologie qui paralysent le gouvernement actuel. Mais il n'en demeure pas moins que le Gouvernement du Québec est le demi-état d'une nation annexée, un demi-état dont les revenus n'augmentent pas aussi vite que ses obligations, en éducation et en santé particulièrement.


Cette année, nous enverrons 50 milliards $ de nos impôts pour des dépenses somptuaires dans la défense dite "nationale", des cadeaux de plusieurs milliards aux pétrolières de l'ouest, des mesures contraires à l'environnement, des dépenses pour la loi et l'ordre, etc. L'élection qui commence nous montre trois partis fédéralistes qui ignorent le Québec et ses aspirations légitimes, mais dont l'un prendra tout de même notre argent pour le dépenser dans l'intérêt de l'autre nation. Imaginez tout ce qu'on pourrait faire en rapatriant nos impôts et nos taxes chez nous.


Le LIGOTEUR du Québec, c'est le pouvoir canadien.Il faut que ce soit la dernière fois que nous finançons le pouvoir canadien et que nous acceptons la tenue d'élections canadiennes en sol québécois. 

dimanche 20 mars 2011

L'État québécois ligoté

Le budget du gouvernement du Québec nous montre un triste tableau, un État national sans vision d'avenir, sans projet, ligoté par ses intérêts, son idéologie réductrice et par son statut de gouvernement annexé. Alors que les écarts de richesse dans la société augmentent, le gouvernement du Québec contribue à les augmenter en allant chercher des revenus additionnels au moyens de taxes et de tarifs régressifs, au lieu d'augmenter les impôts en pourcentage du revenu. Tout le monde va payer la taxe de vente sur les produits essentiels, mais cela touche évidemment plus durement  les "naufragés des villes" que les amis du parti libéral.

On augmente les frais de scolarité, déjà trop élevés si on se compare aux pays européens, pour renflouer la caisse des universités privées victime de la baisse des transferts décrétée unilatéralement par Ottawa il y a une dizaine d'années. Malgré l'accroissement des frais de scolarité, le budget de l'Éducation n'augmentera que du coût de l'inflation, soit 2,2%. Un État qui aurait de la vision investirait au contraire dans l'avenir que représente l'éducation, la recherche et l'innovation pour le développement du Québec. Pendant ce temps à Ottawa, on prévoit des dépenses militaires de 490 milliards en 20 ans, dont le Québec paie le cinquième, soit 4,9 milliards par année. Avec quelques chasseurs supersoniques de moins, on effacerait le manque à gagner des universités et on pourrait investir à fond dans l'Éducation, tout en diminuant les frais de scolarité.

Mais on laisse le gouvernement d'une autre nation contrôler la moitié de nos impôts sur la base d'une constitution canadienne que nous n'avons jamais approuvé et qu'aucun gouvernement du Québec n'a signé.
Il est urgent de mettre le cap sur l'indépendance. Rejoignez-nous sur Facebook ou sur le site de la coalition Cap sur l'indépendance. Passez à l'action pour en finir avec la dépendance "canadian", pour prendre en main notre avenir.

vendredi 11 mars 2011

Intellectuel et militant

Les intellectuels ont parfois mauvaise presse. On les crois loin du "vrai monde", un peu décroché de la réalité. Voici un extrait du manifeste fondateur des Intellectuels pour la souveraineté de 1995 qui donne une tout autre impresseion.
« Les "affaires de la cité" doivent susciter l'intérêt de tous les citoyens et de toutes les citoyennes, mais elles sollicitent en particulier les intellectuels. Cela est d'autant plus vrai que ceux-ci ont joué un rôle déterminant dans le développement du Québec contemporain, rôle auquel ils ne doivent pas renoncer au moment où le peuple est invité à prendre des décisions majeures sur son avenir collectif. Les intellectuels ne doivent pas démissionner de l'esprit de liberté qui est leur bien le plus précieux. Ils négligeraient leurs responsabilités s'ils prétendaient que leur désengagement équivaut à une garantie de sérieux et d'objectivité, et s'ils s'abstenaient d'intervenir sur la place publique. Il arrive un temps où ne rien faire et ne rien dire, c'est en fait entériner le statu quo.
Il faut, comme le suggérait naguère un intellectuel québécois, prendre la "ligne du risque". Le conformisme, la torpeur et l'inertie qui règnent doivent être surmontés. Les intellectuels ont la responsabilité de prendre la parole dans les moments cruciaux de l'histoire. Ils peuvent articuler, préciser et clarifier les idées que leurs concitoyens sentent intuitivement. Dans le cas présent, ils peuvent offrir des arguments nouveaux pour faire la souveraineté. » 



…. Et aussi militer dans un mouvement citoyen comme Cap sur l'indépendance. Il est important qu'une 
coalition citoyenne  réalise une campagne permanente pour l’indépendance jusqu’à un moment majoritaire qui nous donnera un  pays. L'existence de partis politiques indépendantistes est nécessaire, mais la plupart du temps, ceux-ci sont happés par les exigences de l’action partisane dans le régime actuel, en opposition aux gestes des partis au pouvoir, et on n'entend rarement parler de l'indépendance. Il existe également une certaine méfiance face dans la population face aux politiciens, pas seulement ici, mais également dans les démocraties occidentales, et aussi dans les mouvements qui agitent actuellement certains pays musulmans.         Une coalition de mouvements citoyens, dans le prolongement de la coalition pour la défense du français ou de celle qui fait vient de faire reculer le gouvernement sur le gaz de schiste, doit permettre de faire la critique DU régime politique qui nous opprime, plutôt qu’uniquement celle des actions gouvernementales.  Il faut recréer une convergence des luttes citoyennes particulières et de celle pour l'indépendance, lutte nécessaire pour nous donner les moyens de nos projets d'avenir.




lundi 28 février 2011

L'illusion fédérale


Face aux revendications manifestes exprimées et maintes fois renouvelées par les Québécois, quelles ont été jusqu’ici les réponses du Canada? Les réponses officielles : le programme des commandites, la Loi sur la clarté et la pseudoreconnaissance de la nation québécoise.
Les seules réponses jusqu’ici offertes par la fédération canadienne sont foncièrement incompatibles avec les aspirations du Québec comme nation. En voici la raison principale : 20 ans après Meech, l’opinion canadienne anglaise est radicalement contre tout changement à un régime qui les sert bien. Aucun politicien ne peut aller à l’encontre d’une volonté dominatrice aussi manifeste de la majorité « canadian». 

En mai 2010, le Bloc et les IPSO ont commandé un sondage pour connaitre les opinions des québécois et des canadiens-anglais sur cette question. En voici les principaux résultats :
·       Alors que 73% des Québécois souhaitent que la constitution canadienne reconnaisse que le Québec forme une nation, 83% des Canadiens sont en désaccord.
·       Bien qu’une très forte majorité de Québécois (82%) souhaitent que le Canada amorce une nouvelle ronde de négociations afin de trouver une entente constitutionnelle satisfaisant le Québec, plus de 6 Canadiens sur 10 (61%) se disent en désaccord avec cette idée.
·       Près de 3 Québécois sur 4 (73%) sont d’accord pour un nouveau partage des pouvoirs et des ressources entre Québec et Ottawa, alors que 71% des Canadiens sont en désaccord.
·       Dans une proportion de 82%, les Québécois sont d’avis que le gouvernement québécois devrait disposer de plus de pouvoirs pour protéger la langue et la culture française sur son territoire alors que 69% des Canadiens se disent en désaccord.
·       Bien que 90% des Québécois croient que le gouvernement du Canada devrait respecter les dispositions de la loi 101 qui fait du français la seule langue officielle sur le territoire du Québec, 74% des Canadiens manifestent leur désaccord sur ce point.
·       Dans une proportion de 62%, les Québécois estiment que le Québec a le droit de se séparer du Canada contre 70% des Canadiens qui sont d’un avis contraire.
·       Pour 75% des Canadiens, une majorité de 50% des voix plus une est insuffisante pour que le Québec devienne souverain; 89% des Canadiens sont d’avis qu’il appartiendrait au Canada de déterminer la majorité requise dans un référendum sur la souveraineté du Québec.
·       45% des Canadiens sont d’avis que le Canada doit refuser de négocier la souveraineté du Québec, suite à un OUI gagnant lors d’un référendum sur la souveraineté.

Ces résultats démontrent on ne peut plus clairement la relation de dominant à dominé qui hante l’esprit d’une majorité de canadien-anglais. On peut parler d’un manque de respect total envers la nation québécoise qui, pourtant, a un droit absolu de choisir son avenir national. Cette attitude est soutenu par la redéfinition du Canada qui se voit comme une société multiculturelle, principe maintient inscrit dans la constitution, où le concept des « deux peuples fondateurs » est absent. Les Québécois n’apparaissent plus alors qu’en tant que simple minorité ethno-culturelle parmi d’autres; une minorité au statut comparable à celui des Chinois de Vancouver, des Pakistanais de Toronto ou des Ukrainiens des Prairies.

dimanche 23 janvier 2011

Québécois d'abord !

Récemment, Jean-François Lisée a publié les résultats des sondages CROP et Léger depuis 1998. Les citoyens du Québec qui se définissent comme "Québécois seulement" ou "Québécois d'abord" sont nettement majoritaire et en croissance. Chez les jeunes, c'est encore plus clair. Chez les francophones aussi! On retrouve 40% de "Québécois" d'abord et 31% de "Québécois seulement". Ces chiffres rejoignent aussi ceux du sondage de mai 2010 dévoilés lors du colloque Bloc/IPSO.

Les "Québécois d'abord" sont ceux qu'il nous faut convaincre. Plusieurs se raccrochent encore à l'idée d'un impossible "fédéralisme renouvelé".  La moitié d'entre eux ont voté oui en 1995. Quand ils seront "Québécois seulement", l'indépendance sera faite. Voilà l'objectif concret de Cap sur l'indépendance, ce mouvement indépendantiste citoyen  qui se constitue actuellement.

Je vous invite à nous rejoindre par courriel à gilbert.paquette@licef.ca

mercredi 5 janvier 2011

Jetter les bases de l’indépendance du Québec en 2011

L’indépendance n’est pas une idée que l’on montre ou que l’on cache  au gré des événements ou des sondages comme François Legault, Joseph Facal et Lucien Bouchard le font. Ceux-ci parlent de paralysie mais passent sous silence cette camisole de force d’une constitution qui nous a été imposée en 1982. Nous sommes le dernier peuple d’Amérique qui laisse diriger ses affaires par une autre nation; un peuple qui voit ses consensus nationaux niés ou gérés de l’extérieur par gouvernement qu’il n’a pas élu.
Il n’y a pas de mauvais moment pour faire la promotion de l’indépendance. Au contraire, je vous invite à vous déclarer dès maintenant en campagne pré-référendaire avec l’organisation réseau qui se constitue actuellement. 2011 doit être l’année qui nous mène à l’élection d’une majorité de députés à Québec et à Ottawa qui travaillent à faire arriver l’indépendance. Il n’y a pas d’autre choix. 
Cap sur l’indépendance!

mardi 2 novembre 2010

Cap sur l'indépendance

On ne parle plus beaucoup du pourquoi de l'indépendance depuis plusieurs années. Les medias tournentautour de l'indépendance, de comment le PQ va s'y prendre, qui a fait la meilleure performance en chambre, que disent les sondages, etc. Les québécois sont spectateurs d'une joute sportive qui se déroule en dehors d’eux sur une question qui concerne notre avenir comme peuples






Avec l'appui de la Société St-Jean Baptiste de Montréal, Conseil de la souveraineté et de  plusieurs des mouvements indépendantistes/souverainistes qui ont organisé ou appuyé au cours de l’année la campagne pour le français, je coordonne actuellement Cap sur l'indépendance. Il s’agit d’une initiative citoyenne résolument non partisane, indépendante des agendas des partis politiques, qui se concentre sur un seul but, incontournable, l'obtention d'une majorité de citoyens pour notre libération nationale. 

Nous ne créons pas un autre mouvement avec ses statuts, ses instances, ses multiples réunions, ses procès-verbaux. Nous sommes à établir dans toutes les régions du Québec et au plan national un réseau (Synapse) de cybermilitants utilisant à fond l'Internet et les technologies de l'information dont la puissance n'est plus à démontrer en appui à l'action politique.

Venez nous rejoindre. C'est le temps de l'action citoyenne.

Envoyez-moi un courriel à  gilbert.paquette@licef.ca

lundi 4 octobre 2010

Évacuer le souverainisme "vire vent"

Depuis quelque temps on parle de la création d’un nouveau mouvement dans la ligne des déclarations de Lucien Bouchard de février dernier et du manifeste des « lucides » de 2005. Joseph Facal, dans un article récent sous le titre « réalisme et responsabilité », épouse cette même tendance à la résignation nationale. Et pourquoi ce « remake » du « beau risque » et de l’affirmation nationale du temps de Pierre-Marc Johnson ? Parce que « nous tournons en rond depuis quinze ans », que « le peuple ne veut pas confronter le problème », « qu’il a perdu le goût d’avancer et perdu confiance dans ses dirigeants politiques ». Autrement dit : nous sommes en partie responsables de ce mouvement circulaire ; continuons dans la même direction, misons sur la gouvernance provincialiste.


Curieux antidote à ce mal que de proposer au Parti québécois de se comporter en « vire vent », de revenir à l’attentisme des années Bouchard, d’évacuer le problème de notre dépendance nationale, de remiser « pour l’avenir prévisible » (tiens cela me rappelle quelque chose) son option fondamentale. Ce n’est pas le Lévesque du « beau risque » qu’il faut suivre, mais celui qui a osé fonder le parti québécois alors que l’option faisait autour de 15% dans les sondages. À ce compte, pour respecter le peuple, aurait-il fallu ne jamais fonder ce parti ?


Voir la suite dans Vigile.net: http://www.vigile.net/Evacuer-le-souverainisme-vire-vent

mardi 11 mai 2010

En 1995, le Canada nous aimait; en 2010, il nous aime bien contrôlés!

Les résultats du sondage diffusés lors du récent colloque annuel des IPSO témoignent d'un manque de respect  inacceptable envers la nation politique du Québec qui s’est développée en terre d’Amérique depuis 400 ans. Que fait-on de la démocratie et du droit des peuples reconnus par la Charte des Nations Unies de disposer librement d’eux-mêmes ? 

Il y a un fossé entre les perceptions au Québec et au Canada anglais quand aux relations entre les deux nations. Il ne s’agit pas d’une relation d’égal à égal telle que souhaitée par Johnson, Bourassa, Lévesque, ni d’une reconnaissance du Québec comme nation (un des éléments de Meech). Une forte majorité de canadiens anglais pensent que le fédéral n’a pas à respecter la loi 101 sur le territoire du Québec et on conteste même aux québécois le droit d’élire qui ils veulent comme députés à Ottawa.

Les résultats, sur le partage des pouvoirs, montrent que même les conditions minimales de l’accord du Lac Meech de 1990 ne sont plus acceptables par le Canada anglais de 2010, une majorité souhaitant même une centralisation à Ottawa, au moment où la nouvelle loi Harper réduit « démocratiquement » notre poids au parlement d’Ottawa. Une majorité entre 60% et 80% des canadiens anglais s’opposent au rapatriement de chacun des pouvoirs que souhaitent récupérer les trois-quart des québécois. Transfert de points d’impôts, langue, culture, communication, immigration, prolongement de la compétence internationale du Québec, en éducation par exemple, doivent demeurer de compétence fédérale. Fini la doctrine Gérin-Lajoie sur la compétence internationale du Québec, fini le biculturalisme de la Commission Laurendeau-Dunton, fini la souveraineté culturelle de Robert Bourassa.

Les résultats sur la souveraineté du Québec mettent en évidence que le Canada anglais nie au Québec le droit de se séparer, et même de choisir la question et la majorité requise pour ce faire lors d’un référendum. On refuse au Québec le droit à l’autodétermination, le droit de choisir librement son avenir politique, droit qu’il a pourtant exercé à deux reprises.

Ces données témoignent d’une attitude de non-respect envers le Québec que l’on veut voir comme une simple minorité parmi d’autres et non comme une nation. Elles témoignent d’une attitude dominatrice où les droits démocratiques de tout un peuple sont unilatéralement niés, comme ils l’ont été par le passé.
Elles témoignent d’une situation inacceptable qui doit être dénoncée sans relâche, une situation que notre peuple ne peut subir plus longtemps sans mettre en danger son existence nationale.





samedi 27 février 2010

Drôle de "révolution culturelle"

Les soi-disant lucides, de Lucien Bouchard au comité Bachand sur le budget proposent une vision essentiellement comptable de l’avenir du Québec qui cherche à se donner l’allure d’un « nouveau » projet de société. Bref, on nous suggère à un gouvernement largement impuissant gérant le budget collectif en mode décroissance sans le moindre projet collectif à l’horizon. Drôle de « révolution culturelle » !

Chose étonnante, tout en écartant la souveraineté de l’écran radar, le comité exclu toute analyse de l’autre moitié de notre situation budgétaire : le budget fédéral. Un État souverain ayant le double du budget de la Province de Québec aurait une marge de manœuvre plus grande pour faire face aux crises budgétaires.


La duplication des services entre les deux paliers de gouvernements, source de dépenses inutiles et incohérentes, était évaluée à 2,7 milliards $ par an dans le rapport Legault de 2005 sur la base des chiffres de 1994-95. Elle s’élève probablement autour de 4 milliards $ maintenant. Par ailleurs, le comité Léonard du Bloc québécois a identifié quelques 2 milliards de dollars de coupures possibles dans notre part du budget fédéral annuellement. Un Québec souverain pourrait aussi réduire les 490 milliards de dollars projetés dans la défense au cours des 20 prochaines années, la part du Québec revenant à quelques 5 milliards $ par année. Les avantages accordés aux pétrolières de l’ouest et la fin de la mission en Afghanistan ajouteraient d’autres milliards d’économies dont la liste pourrait s’allonger. On aurait surement là de quoi financer les universités au lieu de refiler la facture aux étudiants.

Je refuse tout scénario de gestions des finances publiques à long terme (mais à courte vue) fondé sur un maintient de la dépendance politique actuelle du Québec au delà de 2012. Je n’attends rien d’autre du Gouvernement actuel que de faire des ajustements à court terme. Je souhaite que le Parti québécois fasse porter la prochaine élection sur un véritable projet de pays, intégrant le contrôle des finances publiques et l’investissement dans l’emploi et le développement durable. Nous devons nous donner les moyens d’un pays pour entrer dans l’économie du 21ème siècle. Là est clairement notre avenir.

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