samedi 19 octobre 2013

Non au Canada prison constitutionnelle !


Le Conseil de la souveraineté s’oppose vigoureusement à la requête déposée mercredi par le Solliciteur général du Canada devant la cour supérieure du Québec qui vise à invalider les articles 1 à 5 et 13 de la loi 99 adoptée en 2000 par l’Assemblée Nationale du Québec sur les droits du Québec. Il invite ses organisations membres et tous les québécois et toutes les québécoises à se mobiliser contre cette attaque frontale aux droits fondamentaux et aux prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec.
La loi 99 établi que  seul «le peuple québécois a le droit inaliénable de choisir librement le régime politique et le statut juridique du Québec», droit qu’il a exercé à deux reprises en 1980 et 1995. Je trouve antidémocratique et révoltant que  le Gouvernement canadien cherche à emprisonner le Québec dans la constitution canadienne, constitution sur laquelle le peuple québécois n’a pas été consulté, que ses représentants n’ont jamais signé, et qui autorise ce même gouvernement canadien à prendre chaque jour des décisions qui nous affectent à la place du peuple Québécois. 
Je rappelle également le contenu de l’article 13 de la loi 99 : « Aucun autre parlement ou gouvernement ne peut réduire les pouvoirs, l’autorité, la souveraineté et la légitimité de l’Assemblée nationale ni contraindre la volonté démocratique du peuple québécois à disposer lui-même de son avenir ».  C’est ce droit démocratique fondamental qui est violé par  la démarche canadienne qui veut nous enfermer  et que nous allons combattre par tous les moyens.
Gilbert Paquette, président du Conseil de la souveraineté du Québec.

samedi 21 septembre 2013

Oui au dialogue interculturel ! Non aux ghettos multiculturels !


Amsterdam 1980
La diversité culturelle est certainement une richesse pour le Québec dans la mesure où le dialogue n’est pas bloqué au départ par des effets de ghetto, encouragés par le multiculturalisme canadien, ou de ségrégation entre les hommes et les femmes comme la pratique certains extrémistes religieux. Au Québec, cela a pris 50 ans pour nous débarrasser de la présence envahissante de la religion. Un retour en arrière se constate actuellement dans plusieurs pays européens.
Hollande 2012
Au Conseil de la souveraineté, nous entendons que l'indépendance du Québec se réalise bénéfice de toutes les Québécoises et de tous les Québécois qui acceptent de faire partie de notre nation. Nous invitons tous les citoyens et toutes les citoyennes à participer à la construction du Québec, quelles que soient leur origine ethnoculturelle, leurs croyances religieuses ou leur allégeance partisane.  Il faut être ferme sur le principe d'intégration tout en  intensifiant le dialogue avec les citoyens et les citoyennes issus de l’immigration.
Gilbert Paquette, Président du Conseil de la souveraineté du Québec

vendredi 23 août 2013

La future Charte des valeurs - Xénophobie à rebours à l'égard du Québec

Ce matin, en éditorial, le Globe and Mail s'engage dans la surenchère des procès d'intention que l'on fait actuellement au Gouvernement du Québec sur la question de la future Charte des valeurs. Le principal Quotidien du Canada anglais affirme: "La condamnation par Justin Trudeau des limitations à la liberté religieuse des fonctionnaires provinciaux planifiée par Québec doit être louée. Il est rafraichissant et bienvenu de voir un chef de parti fédéral refuser de céder aux instincts xénophobes des politiciens du Québec". Et voilà toute la classe politique du Québec, et par association la société québécoise, injustement mise au ban des accusés.

Cette prise de position est du même ordre que la déclaration d'un Charles Taylor dans le Devoir du 21 août à l'effet que l'idée d'une Charte québécoises serait "quelque chose qu'on s'attendrait à voir dans la Russie de Poutine", comme quoi les procès d'intention et le "Quebec bashing" peuvent aussi se faire de l'intérieur. Ces déclarations sont graves car elles portent atteinte à la réputation du Québec qui n'a pourtant pas de leçons de tolérance à recevoir de personne.

Cette façon de s'essuyer les pieds sur le Québec se répète régulièrement au Canada anglais. Il faut condamner et combattre ce racisme à rebours, cette xénophobie à l'égard du Québec qui a la vie dure. Redisons-le clairement, l'État laïque est le meilleur rempart aux libertés religieuses, à toutes les croyances ou aux non-croyances. Rien n'empêche ou n'empêchera les employés de l'État québécois de pratiquer la religion de leur choix ou de n'en pratiquer aucune. Le Québec est libre de ses choix et il les exercera, comme toujours, démocratiquement, dans le respect de tous ses citoyens et ses citoyennes.


samedi 13 juillet 2013

Lac Mégantic: le transport ferroviaire et le pétrole.

On peut dire que Lac Mégantic a été frappé par les deux piliers sur lesquels le Canada s'est édifié: les trains et le pétrole. L'immense tragédie humaine qui s'est produite souligne notre incapacité actuelle comme peuple de gérer nos affaires, même dans des domaines aussi vitaux que la protection des vies humaines sur le territoire du Québec.

Le journal le Droit nous révèle que l’entreprise MM&A responsable de la tragédie de Lac Mégantic "a organisé des dizaines de rencontres avec des hauts fonctionnaires d’Environnement Canada, Industrie Canada, Transports Canada, l’office national des transports ainsi que des députées et sénateurs. Les sujets de préoccupation de MM&A? L’environnement, l’immigration, des demandes de subvention auprès de divers fonds et programmes et bien entendu la réglementation du transport ferroviaire".

Tout se passe à Ottawa par dessus la tête des Québécois et des Québécoises parce que le transport, et en bonne partie l'environnement, échappent aux demi-gouvernements que nous élisons à Québec. Un règlement fédéral des transports laxiste et sympathique à l'industrie leur laisse une liberté totale, y compris laisser sans surveillance des trains remplis de matières dangereuses. Cette tragédie souligne également une autre raison de remplacer notre dépendance au pétrole, matière dangereuse, par des énergies douces et renouvelables, comme voudraient le faire la grandes majorité des citoyens et citoyennes du Québec.

Il est urgent de rapatrier nos pouvoirs en matière de transport pour resserrer la règlementation et exiger la modernisation technologiques du matériel roulant. Il est inconcevable qu'au 21ème siècle, qu'aucune technologie embarquée ne permettre d'avertir lorsqu'un train se met en mouvement. D'autre part, le Québec a besoin de toutes ses ressources financières et de tous ses pouvoirs en transport et en environnement pour se donner un plan d'indépendance énergétique centré sur les énergies douces, ce qui éviterait à terme le transport d'une grande partie des matières dangereuses, que ce soit par train ou par pipeline.

samedi 22 juin 2013

Vers une véritable Fête Nationale !

En tant que président du Conseil de la souveraineté du Québec, je me dois de souhaiter une bonne fête nationale à tous mes compatriotes. Oui en ce 24 juin, nous devons fêter collectivement notre appartenance à la nation québécoise, que nous soyons de souche, immigrant-es de longue date ou tout récemment. Nous pouvons être fiers de nos 250 ans de résistance qui ont permis aux femmes et aux hommes de ce pays de créer cette nation ouverte et dynamique au sein d'un  océan anglophone qui n'a pas réussi, malgré ses efforts, à nous intégrer et à nous assimiler.

Mais ce 24 juin nous rappelle douloureusement qu'il est anormal qu'une nation vive sous la tutelle d'une autre. Se défendre et résister ne suffit plus alors que le "nation building" canadien s'impose au quotidien au Québec à travers les décisions du gouvernement national canadian et de sa cour suprême. Il est plus que temps que le Québec soit entièrement maître de son destin. C'est une question de liberté, de responsabilité et de simple démocratie. Chez tous les  peuples normaux, la Fête Nationale est celle de leur indépendance. Célébrons notre appartenance à la nation québécoise ce 24 juin 2013, mais souhaitons nous pour bientôt une véritable Fête nationale.

mercredi 15 mai 2013

Pourquoi une démarche constituante ?



Le changement profond de mentalité qui mènera à l’indépendance ne peut se faire que si une majorité de citoyens cessent d’obéir à une constitution canadienne qu’ils n’ont pas votée pour placer leur allégeance dans une constitution et des lois québécoises adoptées démocratiquement. Ce changement de constitution est la seule façon d’envoyer tous nos impôts à Québec, donnant au Québec les moyens financiers d’exercer tous les pouvoirs qu’il souhaite. Ce changement fondamental nécessite une démarche constituante, une entreprise de démocratie participative par laquelle nous remplaceront la constitution canadienne et ses 92 blocages, par notre loi fondamentale.

Pour faire sauter l’embâcle du non "canadian", il faut à la fois réaffirmer la volonté majoritaire des Québécois de sortir du carcan fédéral actuel et la faire respecter, unilatéralement s’il le faut. Pour ceux qui ont peur du mot unilatéral (sauf lorsqu’il est mis en pratique par Ottawa), il n’est pas inutile de rappeler que. la proposition du référendum de 1995, appuyée par les chefs du Parti québécois, du Bloc québésois, de l’Action Démocratique et par 49,2 % de la population, impliquait, après un an de discussion avec Ottawa, que l’Assemblée Nationale mette en vigueur la constitution du Québec, avec ou sans l’accord du Canada. Il faut y revenir.

Les deux questions sont liées. Sans la force d’une volonté majoritaire, on ne pourrait imposer la volonté démocratique du peuple québécois, faute d’appui suffisant à l’interne comme à l’international. Mais sans cette détermination à imposer la volonté du peuple québécois, unilatéralement si nécessaire, aucune solution, indépendantiste ou autonomiste, n’apparaît réalisable et, par conséquent porteuse d’une volonté majoritaire.

Nous les indépendantistes avons du travail à faire pour arriver à cet objectif. La convergence des partis et des mouvements souverainistes est commencée. Elle se concrétisera bientôt par l'union de nos forces dans une grande organisation de la société civile, tel que demandée par les États généraux sur la souveraineté.

vendredi 29 mars 2013

Plus de 50% des francophones voteraient pour un parti souverainiste.

Le dernier sondage Léger Marketing-Le Devoir indique une avance libérale pour la première fois depuis la dernière élection. Cela s'explique par une prime à l'élection du nouveau chef du Parti libéral comme cela se produit toujours. Ce facteur, combiné aux difficultés de la gouvernance provinciale du parti québécois, minoritaire à l'Assemblée nationale, explique que le parti libéral passe en avant du Parti québécois dans les intentions de vote. Plusieurs d'ailleurs s'explique mal cette obsession du déficit zéro qui amène un gouvernement souverainiste à un ensemble de mesures impopulaires, à peut-être un an des prochaines élections. La seule façon de redresser la situation est de mettre au plus vite l'accent sur la défense des intérêts du Québec et sur la souveraineté comme le souligne d'ailleurs le sondage au chapitre de la compétence des chefs.

Malgré tout, il y a une bonne nouvelle dans ce sondage. Si on additionne les intentions de vote des trois partis souverainistes, on note un total de 50% chez les francophones et de 41% de l'ensemble de la population, le même résultat depuis des lustres. Rien n'est perdu à deux conditions: 1) que les partis souverainistes réalisent une entente électorale dans une vingtaine de comtés; 2) que la société civile s'organise pour une promotion vigoureuse de l'indépendance nationale. C'est exactement ce que vise les États généraux sur la souveraineté et la grande assemblée du 6 avril prochain dans la Capitale nationale. (pour s'inscrire: elisabeth.emond@souverainete.info)

samedi 23 mars 2013

Le budget fédéral, plus qu'une autre querelle Ottawa-Québec - Rapatrions nos 50 milliards d'impôts !


Le récent budget canadien est triplement injuste à l’égard du Québec dans le domaine de l’emploi. Il nuit à l’économie du Québec. Il affectera autant les travailleurs que les entreprises du Québec 1) par le retrait des transferts fédéraux en matière de formation de la main d’œuvre et l’obligation faite au Québec d’apparier la participation fédérale à même ses budgets alors qu’il n’en a pas les moyens; 2) par le retrait du crédit d’impôt dans les fonds d’investissement des travailleurs, lesquels ont créé ou maintenu 500 000 emplois principalement au Québec ; 3) en investissement dix fois plus dans l’industrie automobile ontarienne que dans la foresterie québécoise, sans compter les investissements passés à sens unique dans le secteur de l’automobile, de l’énergie et de l’appareillage militaire. Le budget est aussi injuste par ce qu’il ne dit pas, en maintenant les coupures à l’assurance emploi qui affectent principalement les travailleurs du Québec.
Je dénonce ces abus dus à notre dépendance politique dans le régime canadien. On ne peut blâmer le gouvernement canadien actuel de travailler pour les intérêt de l’Ontario et de l’Ouest. C’est plutôt nous qu’il faut blâmer de nous entêter dans ce régime. On mentionne très peu que ces soi-disant investissements, qu’Ottawa donne ou retire à sa guise et à ses conditions ne tombent pas du ciel, les Québécois et les Québécoises les paient à travers les 50 milliards de taxes et impôts qu’ils versent chaque année au Gouvernement canadien. Il n’y a qu’une seule façon de mettre fin aux actions de ce régime dominateur, c’est est de cesser d’y envoyer nos impôts. Tous ceux qui disent et répètent que l’économie est plus importante que la souveraineté devraient inverser leur équation : la souveraineté est nécessaire à notre développement économique.
On constate que les blocages du Québec dans le Canada identifiés par la Commission des États généraux sur la souveraineté (http://bit.ly/I798MH) s’accentuent. Les Québécois sont de plus en plus minoritaires dans l’ensemble canadien, contrôlant de moins en moins leurs affaires ce qui fait que le gouvernement canadien peut ignorer les valeurs et les besoins du Québec. Près de la moitié de notre budget nous échappe et le gouvernement canadien l’investit régulièrement dans d’autres priorités.

lundi 4 mars 2013

Assurance-emploi: détournement de fonds et fouillis administratif



Le programme d’assurance-emploi du Canada est l’une des tromperies les plus spectaculaires du régime canadien, qui frappe les travailleurs, particulièrement au Québec. Il s'agit d'un véritable détournement de mission camouflé par la désinformation que pratiquent les politiciens québécois au service du régime. D'un côté, Ottawa envoie ses fonctionnaire à la chasse aux fraudes qui totaliserait quelques dizaines de millions, sans commune mesure avec les 54 milliards $ exportés dans les revenus consolidés du gouvernement canadien par les restrictions des critères d'admission depuis 1996. 

Et le scandale continue! Pour 2012/2016, le gouvernement canadien compte aller puiser de 12 à 13 milliards $ supplémentaires dans les surplus de la Caisse, pris à même les cotisations d’assurance-emploi des salariés et des employeurs. Ces fonds serviront encore à d’autres fins qu’au soutien du revenu, des fins pour lesquelles nous n'avons aucun contrôle. Il s’agit en fait d’une taxe fédérale déguisée dont la conséquence sera que de nombreux travailleurs ayant épuisé leurs prestations  se retrouveront à l’aide sociale, grevant ainsi encore plus le budget du Québec.

Non seulement faut-il rapatrier la caisse de l'assurance emploi au Québec, pour mettre fin à ce détournement de fonds, mais il faut mettre fin au fouillis où une trentaine de programmes et de mesures fiscales de sécurité du revenu répartis entre les deux paliers de gouvernement se compétitionnent avec leurs coûts administratifs et leurs vexations auprès d'honnêtes citoyens. L'indépendance peut seule nous permettre d'intégrer tous ces programmes dans un régime cohérent de soutient au revenu ou de revenu garanti, nécessaire pour lutter efficacement contre la pauvreté et la précarité. 

vendredi 22 février 2013

Quand le fils imite le père: remettre le Québec à sa place.


Pierre-Elliot Trudeau a fait plusieurs campagnes en promettant au Canada anglais de remettre le Québec à sa place, soit une bonne petite province obéissante égale aux autres. Le fils Justin a été à la "bonne" école. Faute d'idées et de vision, il a entrepris sa campagne à la chefferie libérale sur le dos du Québec. Il multiplie les déclarations: pas de reconnaissances de la nation québécoise, vote des 2/3 pour la souveraineté du Québec lors d'un référendum, les "séparatistes" qui seraient désespérés. Remettre le Québec à sa place est toujours aussi populaire au Canada anglais où les sondages récents montrent un refus de 75% de la population à tout changement constitutionnel.

Personne ne va remettre le Québec à la place qui lui est dévolue au Canada par la majorité canadienne. La seule place qui convient au Québec, c'est hors du Canada !

mardi 5 février 2013

Les États généraux: Remettre la souveraineté au cœur des débats


Un «réveil politique des Québécois» est nécessaire pour trouver des moyens de lever les blocages qui freinent le Québec dans son développement au sein du régime canadien. C’est ce qui ressort de la première phase des États généraux sur la souveraineté, lancés par le Conseil de la souveraineté du Québec au printemps dernier, qui a permis d’identifier 92 blocages contraires aux valeurs et aux intérêts des Québécois. La deuxième phase, qui sera lancée le 6 avril à Québec, visera à élaborer les actions à prendre pour lever ces blocages.
Les blocages auxquels est confronté le peuple québécois et relevés par la Commission nationale sont divisés en six principaux axes: la question identitaire et linguistique, l’économie et le développement durable, la redistribution sociale et fiscale, le développement des régions et l’aménagement du territoire, le blocage du Québec dans le monde ainsi que le blocage constitutionnel et institutionnel.
Il est urgent de tenir un débat sur la question de la souveraineté. Le printemps québécois de 2012 nous a montré la nécessité d’un autre printemps, politique cette fois, pour remettre l’indépendance au cœur des débats publics. Il y a une souveraineté populaire qui se réveille et qui a envie de reprendre les choses en main. Elle doit réintégrer l'indépendance politique du Québec. Peu importe qui va gouverner le Canada, il défendra toujours les intérêts supérieurs du Canada, et ils sont de plus en plus distincts des nôtres.

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