vendredi 11 janvier 2013

Gilbert Paquette succède à Gérald Larose à la tête du Conseil de la souveraineté


Communiqué du Conseil de la souveraineté. Entrevue

Gilbert Paquette remplace Gérald Larose qui en assuré la gouverne du Conseil de la souverainteé du Québec pendant 10 ans. « Gilbert Paquette est reconnu pour sa détermination à faire avancer la cause indépendantiste et sa capacité à rallier les divers courants du vaste mouvement souverainiste », a déclaré Daniel Paillé, chef du Bloc Québécois.

Gilbert Paquette est président des Intellectuels pour la souveraineté et il a codirigé l'ouvrage collectif « L'indépendance, maintenant! », publié en 2012. Il a publié « La nécessaire alliance » en 2008. Il a fortement contribué à la mise en place en 2011 du réseau Cap sur l’indépendance. Il a également occupé les fonctions de ministre de la Science et de la Technologie du Québec dans le gouvernement de René Lévesque et a été député à l'Assemblée Nationale de 1976 à 1984.

Au nombre de ses priorités à titre de président, M.Paquette entend soutenir à fond la Commission nationale des États généraux sur la souveraineté pour replacer lindépendance au cœur du débat public et contribuer à la convergence des mouvements politiques et sociaux qui travaillent à lémancipation nationale du peuple québécois.

De nouvelles personnalités sont venues renforcer la direction du Conseil, notamment Raymond Archambault, Jean-Martin Aussant, Claudette Carbonneau et Daniel Paillé, de sorte que le Conseil se compose maintenant de :
ñ  Raymond Archambault, président du Parti Québécois
ñ  Jean-Martin Aussant, chef dOption Nationale
ñ  Claudette Carbonneau, ancienne présidente de la CSN
ñ  Édith Gendron, Table régionale de lOutaouais (Québec, un pays)
ñ  Robert Lauzon, Table régionale de la Montérégie
ñ  Daniel Paillé, Chef du Bloc Québécois
ñ  Gilbert Paquette, Président du CSQ
ñ  Paul Piché, Auteur-compositeur-interprète
ñ  Bernard Rioux, représentant de Québec Solidaire
ñ  Pierre-Paul Sénéchal, Table régionale de la Capitale Nationale

Le Conseil de la souveraineté du Québec appuie toutes les initiatives citoyennes et politiques qui contribuent à faire avancer le projet de souveraineté du Québec dans un esprit de complémentarité et de convergence, et ce dans le respect de la diversité des acteurs et des voix qui composent la grande famille souverainiste. Dans cet esprit, il appuiera dimanche une initiative du NMQ pour susciter une convergence de toutes les forces indépendantistes au cours d'une conférence de presse, dimanche à 11h, au 6289 St-Hubert, à Montréal. 

Pour information :       Sylvain Rocheleau, 514-387-8164
                                    Gilbert Paquette,     514-246-9600

jeudi 22 novembre 2012

Nouvelle conjoncture - Nouveau cadre stratégique pour l'indépendance du Québec.

"L'Espagne nous a longtemps dominés, mais elle n'a jamais su nous séduire. Nous avions pourtant négocié un compromis. Onze hommes en noir en ont décidé autrement. Aujourd'hui, il est plus facile pour les Catalans de faire l'indépendance que de changer l'Espagne." - Marius Serra, chroniqueur et romancier Catalan.

Les Catalans nous donnent l'exemple. Il faut créer un mouvement populaire irrésistible pour notre émancipation nationale.

Venez en discuter avec nous lundi soir prochain, 26 novembre à 19h, salle D-R200, pavillon A.David de l'UQÀM. Faites circuler cette invitation.

Vive le Québec !


jeudi 25 octobre 2012

Mémoire aux États généraux sur la souveraineté

J'ai déposé samedi dernier un mémoire aux État généraux sur la souveraineté au nom des IPSO. Cette première phase des ÉGS est un grand succès à date: un solide document de consultation sur les blocages que fait subir au Québec la constitution canadienne, 13 rencontres dans toutes les régions du Québec regroupant en moyenne 75 à 100 personnes, dont celle de samedi dernier pour Montréal et Laval. À cette dernière, ont participé des représentants de tous les partis dont le chef du Bloc québécois, trois ministres du Parti Québécois, le co-porte-parole de Québec solidaire, des syndicalistes, des environnementalistes, des artistes et des militants des divers mouvements indépendantistes. L'union derrière l'indépendance du pays a rarement été aussi manifeste.

Pour ma part, j'ai présenté une analyse de la conjoncture politique, une approche pour contrer la division électorale entre indépendantistes et une proposition pour la prochaine élection: faire campagne sur le rejet de la constitution canadienne imposée unilatéralement au Québec, suivie d'un démarche de démocratie participative fondée sur la souveraineté du peuple Québécois menant à un large consensus sur le rapatriement de nos pouvoirs, de nos budgets et de nos traités internationaux.

On trouvera ici le texte intégral du mémoire.

jeudi 27 septembre 2012

La constitution sous la loupe des IPSO

Lundi, le 24 septembre a eu lieu la première-soirée débat de l'année des IPSO.



Voici le résumé des interventions

Voici les vidéos des interventions des panelistes:    
Partie 1  (André Binette et Claude Bariteau)      Partie 2 (Marc Chevrier et Jocelyne Couteure)




vendredi 31 août 2012

Le projet de pays avant la partisanerie

Je partage l'opinion de Jocelyn Desjardins du NMQ dans son appel de dimanche dernier. L'objectif doit être d'élire le plus grand nombre possible d'indépendantistes à l'Assemblée Nationale, non pour battre Jean Charest et éviter l'ambiguité Legault (ce qui est nécessaire mais non suffisant), mais pour mettre en marche la reprise du combat vers l'indépendance du Québec.

Évitons la partisanerie. Les seuls souverainistes hors PQ qui peuvent être élus le 4 septembre sont Jean-Martin Aussant dans Nicolet-Bécancourt, Françoise David dans Gouin et Amir Khadir dans Mercier. Dans ces trois comtés seulement, ces candidats ont une nette avance sur le PQ. La question du vote stratégique ne se pose pas dans ces comtés, sauf dans Nicolet-Yamaska où la division du vote pourrait faire passe la CAQ. Dans ce comté, les péquistes doivent voter pour Jean-Martin Aussant, comme nous y invite Jacques Parizeau. Si les trois candidats en avance d'ON et de QS sont élus, ils auront un rôle important pour nous assurer qu'un gouvernement du PQ, pris par les urgences quotidiennes du pouvoir (j'en sais quelque chose) ne se limitera pas à la bonne gouvernance provinciale en attendant les conditions gagnantes. Plus important encore, les indépendantistes ont avantage que leur option soit portée par plusieurs voix pour obtenir le maximum d'appui et créer cette majorité démocratique qui nous  fait encore défaut.

Dans la plupart des comtés, le total des votes d'ON et de QS est insuffisant pour empêcher les candidats du PQ de gagner, là où c'est possible. Mais dans ces 22 comtés donnés perdants pour le PQ par moins de 6% ou gagnants par moins de 6%, le vote ON+QS dans ces comtés peut faire passer un candidat de la CAQ ou du PLQ. Les indépendantistes dans ces comtés doivent voter pour le Parti Québécois, même si celui-ci est leur deuxième ou leur troisième  choix. La non partisanerie doit s'appliquer dans les deux sens.

Selon les évaluations disponibles sur le site électionsqc.com, dans Laporte, Anjou-Louis-Riel, Argenteuil, Drummond-Bois-Francs, Jean-Lesage, Hull, Jean-Talon, L'assomption, Papineau, Johnson, Saint-Jérôme, l'avance d'un candidat de la CAQ ou du PLQ sur le PQ serait entre 0,36% et 6,%. À l'opposé, dans Terrebonne,  Bonaventure, Fabre, Mille-Iles, Berthier, Vimont, Orford, Verdun, Groulx, Blainville et Maskinongé, l'avance du PQ varie entre 0,63 et 6%.

Dans tous ces comtés, les indépendantistes doivent voter PQ, d'autant plus que le Parti québécois et sa cheffe, Pauline Marois, ont affiché clairement leurs couleurs indépendantistes. Nos divisions partisanes ne doivent pas nuire à l'indépendance. Le pays avant le parti !

Après l'élection, quel que soit le résultat, ce sera aux mouvements non partisans, regroupés avec les partis souverainistes, d'animer les États généraux de la souveraineté, ce façon à créer un vaste mouvement citoyen non partisan qui nous donnera un pays.

dimanche 19 août 2012

Laïcité: un débat faussé par le contexte provincial de cette élection


Le parti québécois propose une Charte de la laïcité qu'il compte élaborer et faire adopter s'il forme le prochain gouvernement. Comme plusieurs l'ont noté, c'est un geste courageux, courage que n'a pas démontré le gouvernement libéral sortant, laissant sur la tablette le rapport Bouchard-Taylor et tous les débats citoyens qui l'ont alimenté. Bien sûr, il faut une solution aux multiples problèmes soulevés par la question des accommodements raisonnables, mais est-ce possible dans le cadre fédéral qui, bien qu'imposé au Québec unilatéralement, nous régit toujours.

Pour la majorité des Québécois, la religion est du domaine privé et la séparation des Églises et de l'État doit être clairement établie, de même que les principes de non-discrimination et d'égalité homme-femme. La laïcité s'impose. Elle a priorité sur les exigences de telle ou telle confession religieuse.

Malheureusement, le diable est dans les détails, ce qui a fait surgir ce concept de laïcité ouverte qu'on oppose à la laïcité en la décrivant comme fermée et, au Canada anglais comme xénophobe, raciste et j'en passe. Le crucifix ou pas ? Le voile ou pas ? Le kirpan ou pas ? Dans quels services publics et pour quels acteurs ? En situation d'autorité ou exécutants à l'abri des regards dans leurs bureaux ? Ce sont ces questions, secondaires, mais importantes pour certains citoyens, qui feront l'objet du débat à venir si le Parti québécois forme le gouvernement. Et là-dessus, on l'a bien vu, les indépendantistes vont se diviser joyeusement.

 Peut-on y régler cette question actuellement. Je crois que non,  car sur la laïcité comme sur bien d'autres questions, la démarche du Québec est totalement faussée par notre contexte provincial dans lequel, même les partis indépendantistes, semblent vouloir régler tous les problèmes sans en avoir nécessairement les moyens. Car même si le législateur québécois faisait des choix qui correspondent aux valeurs de la majorité de ses citoyens, les tribunaux et en particulier la Cour suprême du Canada trancheront,  à travers des poursuites enclenchées par des citoyens dont les valeurs diffèrent de celles de la majorité. L'issue est en partie imprévisible, mais une chose est claire: elle sera dictée par le principe du multiculturalisme inscrit dans la constitution canadienne.

Pour vraiment régler cette question, il faut sortir du cadre légal canadien, adopter la constitution d'un Québec indépendant, y intégrer une Charte des droits amendée en fonction des valeurs majoritaires au Québec. 

C'est de cela dont personne ne parle au cours de cette campagne et dont il faudrait parler. Ou peut-être veut-on faire la pédagogie de la souveraineté en se faisant dire encore une fois NON par le Canada anglais et sa Cour suprême? On connaît les limites de cette approche maintes fois expérimentée avec la Charte du français, la loi 101. Il me semble qu'on est rendu plus loin que cela. Une véritable pédagogie de l'indépendance consiste à situer nos solutions dans un contexte national plutôt que provincial. Sur ce plan, cette élection est une occasion perdue de nous faire vraiment avancer vers notre indépendance.

mercredi 2 mai 2012

La hausse des frais de scolarité, un abus de pouvoir


L’argumentaire pour la hausse développé récemment dans les pages du Devoir par un certain nombre de personnalités réduit les diplômes à leur apport économique individuel. Il passe complètement à côté des avantages économiques et sociaux collectifs de l’accès universel à une éducation de qualité. Dans un pays riche et développé comme le Québec, la question des frais de scolarité n’est jamais une question de faisabilité. C’est une question de répartition de la richesse et de choix politique.

Il faut le dire : la force économique du Québec-pays permettra de se doter d’un système scolaire gratuit, alors que la marge budgétaire du Québec-province permettrait tout de même un gel des frais de scolarité. Nous refusons l’argument de la « juste part ». Est-il juste de demander à l’étudiant de payer avant même de devenir un contribuable, le forçant à travailler pour compléter ses études, une part qu’il pourra rendre au centuple plus tard en payant, grâce à son éducation, plus d’impôt que la moyenne, au bénéfice de l’ensemble de la société ? 

La décision de Québec est un abus de pouvoir par un gouvernement à courte vue.

samedi 28 janvier 2012

Cessons d'être l'exception !


Le député du Scottish National Party, Kenneth Gibson, affirme que  la victoire des indépendantistes au prochain référendum écossais ne semble guère faire de doutes. «Les jeunes nous soutiennent, dit-il. Le membership du SNP est en pleine expansion. Il y a même des Écossais de la grande diaspora écossaise à l'étranger qui militent pour l'indépendance.» 
Quand on rappelle au député qu'au Québec aussi, toutes ces conditions semblaient réunies, Gibson cite une étude du sociologue Jean Laponce. Cet universitaire de l'Université d'Ottawa a compilé les résultats de tous les référendums d'autodétermination tenus dans le monde depuis celui de la Norvège en 1905. Sur 46 référendums, quatre seulement n'ont pas entraîné de sécession immédiate. Mais au Monténégro et à Malte, la décision a finalement été été prise ultérieurement. Les seuls qui n'ont pas encore mené à l'indépendance se sont tenus au Québec en 1980 et 1995.
Bientôt, nous ne serons plus cette triste exception où un peuple laisse gouverner ses affaires par un parlement et un gouvernement canadien qu'il ne contrôle pas. Le contraire de la démocratie.

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