Le dernier sondage Léger Marketing-Le Devoir indique une avance libérale pour la première fois depuis la dernière élection. Cela s'explique par une prime à l'élection du nouveau chef du Parti libéral comme cela se produit toujours. Ce facteur, combiné aux difficultés de la gouvernance provinciale du parti québécois, minoritaire à l'Assemblée nationale, explique que le parti libéral passe en avant du Parti québécois dans les intentions de vote. Plusieurs d'ailleurs s'explique mal cette obsession du déficit zéro qui amène un gouvernement souverainiste à un ensemble de mesures impopulaires, à peut-être un an des prochaines élections. La seule façon de redresser la situation est de mettre au plus vite l'accent sur la défense des intérêts du Québec et sur la souveraineté comme le souligne d'ailleurs le sondage au chapitre de la compétence des chefs.
Malgré tout, il y a une bonne nouvelle dans ce sondage. Si on additionne les intentions de vote des trois partis souverainistes, on note un total de 50% chez les francophones et de 41% de l'ensemble de la population, le même résultat depuis des lustres. Rien n'est perdu à deux conditions: 1) que les partis souverainistes réalisent une entente électorale dans une vingtaine de comtés; 2) que la société civile s'organise pour une promotion vigoureuse de l'indépendance nationale. C'est exactement ce que vise les États généraux sur la souveraineté et la grande assemblée du 6 avril prochain dans la Capitale nationale. (pour s'inscrire: elisabeth.emond@souverainete.info)
vendredi 29 mars 2013
samedi 23 mars 2013
Le budget fédéral, plus qu'une autre querelle Ottawa-Québec - Rapatrions nos 50 milliards d'impôts !
Le
récent budget canadien est triplement injuste à l’égard du Québec dans le
domaine de l’emploi. Il nuit à l’économie du Québec. Il affectera autant les
travailleurs que les entreprises du Québec 1) par le retrait des transferts
fédéraux en matière de formation de la main d’œuvre et l’obligation faite au
Québec d’apparier la participation fédérale à même ses budgets alors qu’il n’en
a pas les moyens; 2) par le retrait du crédit d’impôt dans les fonds
d’investissement des travailleurs, lesquels ont créé ou maintenu 500 000 emplois
principalement au Québec ; 3) en investissement dix fois plus dans
l’industrie automobile ontarienne que dans la foresterie québécoise, sans
compter les investissements passés à sens unique dans le secteur de l’automobile,
de l’énergie et de l’appareillage militaire. Le budget est aussi injuste par ce
qu’il ne dit pas, en maintenant les coupures à l’assurance emploi qui affectent
principalement les travailleurs du Québec.
Je dénonce ces abus
dus à notre dépendance politique dans le régime canadien. On ne peut blâmer
le gouvernement canadien actuel de travailler pour les intérêt de l’Ontario et
de l’Ouest. C’est plutôt nous qu’il faut blâmer de nous entêter dans ce régime. On
mentionne très peu que ces soi-disant investissements, qu’Ottawa donne ou
retire à sa guise et à ses conditions ne tombent pas du ciel, les Québécois et
les Québécoises les paient à travers les 50 milliards de taxes et impôts qu’ils
versent chaque année au Gouvernement canadien. Il n’y a qu’une seule façon de
mettre fin aux actions de ce régime dominateur, c’est est de cesser d’y envoyer
nos impôts. Tous ceux qui disent et répètent que l’économie est plus importante
que la souveraineté devraient inverser leur équation : la souveraineté est
nécessaire à notre développement économique.
On constate que les blocages du Québec dans le Canada
identifiés par la Commission des États généraux sur la souveraineté (http://bit.ly/I798MH) s’accentuent. Les Québécois sont de plus en plus
minoritaires dans l’ensemble canadien, contrôlant de moins en moins leurs
affaires ce qui fait que le gouvernement canadien peut ignorer les valeurs et
les besoins du Québec. Près de la moitié de notre budget nous échappe et le
gouvernement canadien l’investit régulièrement dans d’autres priorités.
lundi 4 mars 2013
Assurance-emploi: détournement de fonds et fouillis administratif
Le programme d’assurance-emploi du Canada est l’une des tromperies les plus spectaculaires du régime canadien, qui frappe les travailleurs, particulièrement au Québec. Il s'agit d'un véritable détournement de mission camouflé par la désinformation que pratiquent les politiciens québécois au service du régime. D'un côté, Ottawa envoie ses fonctionnaire à la chasse aux fraudes qui totaliserait quelques dizaines de millions, sans commune mesure avec les 54 milliards $ exportés dans les revenus consolidés du gouvernement canadien par les restrictions des critères d'admission depuis 1996.
Et le scandale continue! Pour 2012/2016, le gouvernement canadien compte aller puiser de 12 à 13 milliards $ supplémentaires dans les surplus de la Caisse, pris à même les cotisations d’assurance-emploi des salariés et des employeurs. Ces fonds serviront encore à d’autres fins qu’au soutien du revenu, des fins pour lesquelles nous n'avons aucun contrôle. Il s’agit en fait d’une taxe fédérale déguisée dont la conséquence sera que de nombreux travailleurs ayant épuisé leurs prestations se retrouveront à l’aide sociale, grevant ainsi encore plus le budget du Québec.
Non seulement faut-il rapatrier la caisse de l'assurance emploi au Québec, pour mettre fin à ce détournement de fonds, mais il faut mettre fin au fouillis où une trentaine de programmes et de mesures fiscales de sécurité du revenu répartis entre les deux paliers de gouvernement se compétitionnent avec leurs coûts administratifs et leurs vexations auprès d'honnêtes citoyens. L'indépendance peut seule nous permettre d'intégrer tous ces programmes dans un régime cohérent de soutient au revenu ou de revenu garanti, nécessaire pour lutter efficacement contre la pauvreté et la précarité.
vendredi 22 février 2013
Quand le fils imite le père: remettre le Québec à sa place.
Pierre-Elliot Trudeau a fait plusieurs campagnes en promettant au Canada anglais de remettre le Québec à sa place, soit une bonne petite province obéissante égale aux autres. Le fils Justin a été à la "bonne" école. Faute d'idées et de vision, il a entrepris sa campagne à la chefferie libérale sur le dos du Québec. Il multiplie les déclarations: pas de reconnaissances de la nation québécoise, vote des 2/3 pour la souveraineté du Québec lors d'un référendum, les "séparatistes" qui seraient désespérés. Remettre le Québec à sa place est toujours aussi populaire au Canada anglais où les sondages récents montrent un refus de 75% de la population à tout changement constitutionnel.
Personne ne va remettre le Québec à la place qui lui est dévolue au Canada par la majorité canadienne. La seule place qui convient au Québec, c'est hors du Canada !
mardi 5 février 2013
Les États généraux: Remettre la souveraineté au cœur des débats
Un «réveil politique des Québécois» est
nécessaire pour trouver des moyens de lever les blocages qui freinent le Québec
dans son développement au sein du régime canadien. C’est ce qui ressort de la
première phase des États généraux sur la souveraineté, lancés par le Conseil de
la souveraineté du Québec au printemps dernier, qui a permis d’identifier 92 blocages contraires aux valeurs et aux intérêts des Québécois. La deuxième
phase, qui sera lancée le 6 avril à Québec, visera à élaborer les actions à
prendre pour lever ces blocages.
Les blocages auxquels est confronté le
peuple québécois et relevés par la Commission nationale sont divisés en six
principaux axes: la question identitaire et linguistique, l’économie et le
développement durable, la redistribution sociale et fiscale, le développement
des régions et l’aménagement du territoire, le blocage du Québec dans le monde
ainsi que le blocage constitutionnel et institutionnel.
Il est urgent de tenir un débat sur la
question de la souveraineté. Le printemps québécois de 2012 nous a montré la
nécessité d’un autre printemps, politique cette fois, pour remettre l’indépendance
au cœur des débats publics. Il y a une souveraineté populaire qui se réveille
et qui a envie de reprendre les choses en main. Elle doit réintégrer l'indépendance politique du Québec. Peu importe qui va gouverner le Canada, il défendra
toujours les intérêts supérieurs du Canada, et ils sont de plus en plus
distincts des nôtres.
vendredi 11 janvier 2013
Gilbert Paquette succède à Gérald Larose à la tête du Conseil de la souveraineté
Communiqué du Conseil de la souveraineté. Entrevue
Gilbert Paquette remplace Gérald Larose qui en assuré la gouverne du Conseil de la souverainteé du Québec pendant 10 ans. « Gilbert Paquette est reconnu pour sa détermination à faire avancer la cause indépendantiste et sa capacité à rallier les divers courants du vaste mouvement souverainiste », a déclaré Daniel Paillé, chef du Bloc Québécois.
Gilbert Paquette est président des Intellectuels pour la souveraineté et il a codirigé l'ouvrage collectif « L'indépendance, maintenant! », publié en 2012. Il a publié « La
nécessaire alliance » en 2008. Il a fortement contribué à la mise en place
en 2011 du réseau Cap sur l’indépendance. Il a également occupé les fonctions de ministre de la Science et de la Technologie du Québec dans le gouvernement de René Lévesque et a été député à l'Assemblée
Nationale de 1976 à 1984.
Au nombre de ses priorités à titre de président, M.Paquette entend soutenir à fond la Commission nationale des États généraux sur la souveraineté pour replacer l’indépendance au cœur du débat public et contribuer à la convergence des mouvements politiques et sociaux qui travaillent à l’émancipation nationale du peuple québécois.
De nouvelles personnalités sont venues renforcer la direction du Conseil, notamment Raymond Archambault,
Jean-Martin Aussant, Claudette Carbonneau et Daniel Paillé, de sorte que le
Conseil se compose maintenant de :
ñ
Raymond Archambault, président du Parti Québécois
ñ
Jean-Martin Aussant, chef d’Option Nationale
ñ
Claudette Carbonneau, ancienne présidente de
la CSN
ñ
Édith Gendron, Table
régionale de
l’Outaouais (Québec, un pays)
ñ
Robert Lauzon, Table
régionale de
la Montérégie
ñ
Daniel Paillé, Chef
du Bloc Québécois
ñ
Gilbert Paquette, Président du CSQ
ñ
Paul Piché, Auteur-compositeur-interprète
ñ
Bernard Rioux, représentant de Québec Solidaire
ñ
Pierre-Paul Sénéchal, Table régionale de
la Capitale Nationale
Le
Conseil de la souveraineté du Québec appuie toutes les initiatives citoyennes
et politiques qui contribuent à faire avancer le projet de souveraineté du
Québec dans un esprit de complémentarité et de convergence, et ce dans le
respect de la diversité des acteurs et des voix qui composent la grande famille
souverainiste. Dans cet esprit, il appuiera dimanche une initiative du NMQ pour susciter une
convergence de toutes les forces indépendantistes au cours d'une conférence de presse, dimanche à 11h, au 6289 St-Hubert, à Montréal.
Pour
information : Sylvain Rocheleau, 514-387-8164
Gilbert
Paquette, 514-246-9600
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