vendredi 29 mars 2013

Plus de 50% des francophones voteraient pour un parti souverainiste.

Le dernier sondage Léger Marketing-Le Devoir indique une avance libérale pour la première fois depuis la dernière élection. Cela s'explique par une prime à l'élection du nouveau chef du Parti libéral comme cela se produit toujours. Ce facteur, combiné aux difficultés de la gouvernance provinciale du parti québécois, minoritaire à l'Assemblée nationale, explique que le parti libéral passe en avant du Parti québécois dans les intentions de vote. Plusieurs d'ailleurs s'explique mal cette obsession du déficit zéro qui amène un gouvernement souverainiste à un ensemble de mesures impopulaires, à peut-être un an des prochaines élections. La seule façon de redresser la situation est de mettre au plus vite l'accent sur la défense des intérêts du Québec et sur la souveraineté comme le souligne d'ailleurs le sondage au chapitre de la compétence des chefs.

Malgré tout, il y a une bonne nouvelle dans ce sondage. Si on additionne les intentions de vote des trois partis souverainistes, on note un total de 50% chez les francophones et de 41% de l'ensemble de la population, le même résultat depuis des lustres. Rien n'est perdu à deux conditions: 1) que les partis souverainistes réalisent une entente électorale dans une vingtaine de comtés; 2) que la société civile s'organise pour une promotion vigoureuse de l'indépendance nationale. C'est exactement ce que vise les États généraux sur la souveraineté et la grande assemblée du 6 avril prochain dans la Capitale nationale. (pour s'inscrire: elisabeth.emond@souverainete.info)

samedi 23 mars 2013

Le budget fédéral, plus qu'une autre querelle Ottawa-Québec - Rapatrions nos 50 milliards d'impôts !


Le récent budget canadien est triplement injuste à l’égard du Québec dans le domaine de l’emploi. Il nuit à l’économie du Québec. Il affectera autant les travailleurs que les entreprises du Québec 1) par le retrait des transferts fédéraux en matière de formation de la main d’œuvre et l’obligation faite au Québec d’apparier la participation fédérale à même ses budgets alors qu’il n’en a pas les moyens; 2) par le retrait du crédit d’impôt dans les fonds d’investissement des travailleurs, lesquels ont créé ou maintenu 500 000 emplois principalement au Québec ; 3) en investissement dix fois plus dans l’industrie automobile ontarienne que dans la foresterie québécoise, sans compter les investissements passés à sens unique dans le secteur de l’automobile, de l’énergie et de l’appareillage militaire. Le budget est aussi injuste par ce qu’il ne dit pas, en maintenant les coupures à l’assurance emploi qui affectent principalement les travailleurs du Québec.
Je dénonce ces abus dus à notre dépendance politique dans le régime canadien. On ne peut blâmer le gouvernement canadien actuel de travailler pour les intérêt de l’Ontario et de l’Ouest. C’est plutôt nous qu’il faut blâmer de nous entêter dans ce régime. On mentionne très peu que ces soi-disant investissements, qu’Ottawa donne ou retire à sa guise et à ses conditions ne tombent pas du ciel, les Québécois et les Québécoises les paient à travers les 50 milliards de taxes et impôts qu’ils versent chaque année au Gouvernement canadien. Il n’y a qu’une seule façon de mettre fin aux actions de ce régime dominateur, c’est est de cesser d’y envoyer nos impôts. Tous ceux qui disent et répètent que l’économie est plus importante que la souveraineté devraient inverser leur équation : la souveraineté est nécessaire à notre développement économique.
On constate que les blocages du Québec dans le Canada identifiés par la Commission des États généraux sur la souveraineté (http://bit.ly/I798MH) s’accentuent. Les Québécois sont de plus en plus minoritaires dans l’ensemble canadien, contrôlant de moins en moins leurs affaires ce qui fait que le gouvernement canadien peut ignorer les valeurs et les besoins du Québec. Près de la moitié de notre budget nous échappe et le gouvernement canadien l’investit régulièrement dans d’autres priorités.

lundi 4 mars 2013

Assurance-emploi: détournement de fonds et fouillis administratif



Le programme d’assurance-emploi du Canada est l’une des tromperies les plus spectaculaires du régime canadien, qui frappe les travailleurs, particulièrement au Québec. Il s'agit d'un véritable détournement de mission camouflé par la désinformation que pratiquent les politiciens québécois au service du régime. D'un côté, Ottawa envoie ses fonctionnaire à la chasse aux fraudes qui totaliserait quelques dizaines de millions, sans commune mesure avec les 54 milliards $ exportés dans les revenus consolidés du gouvernement canadien par les restrictions des critères d'admission depuis 1996. 

Et le scandale continue! Pour 2012/2016, le gouvernement canadien compte aller puiser de 12 à 13 milliards $ supplémentaires dans les surplus de la Caisse, pris à même les cotisations d’assurance-emploi des salariés et des employeurs. Ces fonds serviront encore à d’autres fins qu’au soutien du revenu, des fins pour lesquelles nous n'avons aucun contrôle. Il s’agit en fait d’une taxe fédérale déguisée dont la conséquence sera que de nombreux travailleurs ayant épuisé leurs prestations  se retrouveront à l’aide sociale, grevant ainsi encore plus le budget du Québec.

Non seulement faut-il rapatrier la caisse de l'assurance emploi au Québec, pour mettre fin à ce détournement de fonds, mais il faut mettre fin au fouillis où une trentaine de programmes et de mesures fiscales de sécurité du revenu répartis entre les deux paliers de gouvernement se compétitionnent avec leurs coûts administratifs et leurs vexations auprès d'honnêtes citoyens. L'indépendance peut seule nous permettre d'intégrer tous ces programmes dans un régime cohérent de soutient au revenu ou de revenu garanti, nécessaire pour lutter efficacement contre la pauvreté et la précarité. 

vendredi 22 février 2013

Quand le fils imite le père: remettre le Québec à sa place.


Pierre-Elliot Trudeau a fait plusieurs campagnes en promettant au Canada anglais de remettre le Québec à sa place, soit une bonne petite province obéissante égale aux autres. Le fils Justin a été à la "bonne" école. Faute d'idées et de vision, il a entrepris sa campagne à la chefferie libérale sur le dos du Québec. Il multiplie les déclarations: pas de reconnaissances de la nation québécoise, vote des 2/3 pour la souveraineté du Québec lors d'un référendum, les "séparatistes" qui seraient désespérés. Remettre le Québec à sa place est toujours aussi populaire au Canada anglais où les sondages récents montrent un refus de 75% de la population à tout changement constitutionnel.

Personne ne va remettre le Québec à la place qui lui est dévolue au Canada par la majorité canadienne. La seule place qui convient au Québec, c'est hors du Canada !

mardi 5 février 2013

Les États généraux: Remettre la souveraineté au cœur des débats


Un «réveil politique des Québécois» est nécessaire pour trouver des moyens de lever les blocages qui freinent le Québec dans son développement au sein du régime canadien. C’est ce qui ressort de la première phase des États généraux sur la souveraineté, lancés par le Conseil de la souveraineté du Québec au printemps dernier, qui a permis d’identifier 92 blocages contraires aux valeurs et aux intérêts des Québécois. La deuxième phase, qui sera lancée le 6 avril à Québec, visera à élaborer les actions à prendre pour lever ces blocages.
Les blocages auxquels est confronté le peuple québécois et relevés par la Commission nationale sont divisés en six principaux axes: la question identitaire et linguistique, l’économie et le développement durable, la redistribution sociale et fiscale, le développement des régions et l’aménagement du territoire, le blocage du Québec dans le monde ainsi que le blocage constitutionnel et institutionnel.
Il est urgent de tenir un débat sur la question de la souveraineté. Le printemps québécois de 2012 nous a montré la nécessité d’un autre printemps, politique cette fois, pour remettre l’indépendance au cœur des débats publics. Il y a une souveraineté populaire qui se réveille et qui a envie de reprendre les choses en main. Elle doit réintégrer l'indépendance politique du Québec. Peu importe qui va gouverner le Canada, il défendra toujours les intérêts supérieurs du Canada, et ils sont de plus en plus distincts des nôtres.

vendredi 11 janvier 2013

Gilbert Paquette succède à Gérald Larose à la tête du Conseil de la souveraineté


Communiqué du Conseil de la souveraineté. Entrevue

Gilbert Paquette remplace Gérald Larose qui en assuré la gouverne du Conseil de la souverainteé du Québec pendant 10 ans. « Gilbert Paquette est reconnu pour sa détermination à faire avancer la cause indépendantiste et sa capacité à rallier les divers courants du vaste mouvement souverainiste », a déclaré Daniel Paillé, chef du Bloc Québécois.

Gilbert Paquette est président des Intellectuels pour la souveraineté et il a codirigé l'ouvrage collectif « L'indépendance, maintenant! », publié en 2012. Il a publié « La nécessaire alliance » en 2008. Il a fortement contribué à la mise en place en 2011 du réseau Cap sur l’indépendance. Il a également occupé les fonctions de ministre de la Science et de la Technologie du Québec dans le gouvernement de René Lévesque et a été député à l'Assemblée Nationale de 1976 à 1984.

Au nombre de ses priorités à titre de président, M.Paquette entend soutenir à fond la Commission nationale des États généraux sur la souveraineté pour replacer lindépendance au cœur du débat public et contribuer à la convergence des mouvements politiques et sociaux qui travaillent à lémancipation nationale du peuple québécois.

De nouvelles personnalités sont venues renforcer la direction du Conseil, notamment Raymond Archambault, Jean-Martin Aussant, Claudette Carbonneau et Daniel Paillé, de sorte que le Conseil se compose maintenant de :
ñ  Raymond Archambault, président du Parti Québécois
ñ  Jean-Martin Aussant, chef dOption Nationale
ñ  Claudette Carbonneau, ancienne présidente de la CSN
ñ  Édith Gendron, Table régionale de lOutaouais (Québec, un pays)
ñ  Robert Lauzon, Table régionale de la Montérégie
ñ  Daniel Paillé, Chef du Bloc Québécois
ñ  Gilbert Paquette, Président du CSQ
ñ  Paul Piché, Auteur-compositeur-interprète
ñ  Bernard Rioux, représentant de Québec Solidaire
ñ  Pierre-Paul Sénéchal, Table régionale de la Capitale Nationale

Le Conseil de la souveraineté du Québec appuie toutes les initiatives citoyennes et politiques qui contribuent à faire avancer le projet de souveraineté du Québec dans un esprit de complémentarité et de convergence, et ce dans le respect de la diversité des acteurs et des voix qui composent la grande famille souverainiste. Dans cet esprit, il appuiera dimanche une initiative du NMQ pour susciter une convergence de toutes les forces indépendantistes au cours d'une conférence de presse, dimanche à 11h, au 6289 St-Hubert, à Montréal. 

Pour information :       Sylvain Rocheleau, 514-387-8164
                                    Gilbert Paquette,     514-246-9600

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