jeudi 19 décembre 2013

Bilan de l’année 2013 au Conseil de la souveraineté du Québec


L’année 2013 a été particulièrement remplie et porteuse d’avenir pour le vaste mouvement indépendantiste. Nous avons restructuré le Conseil sur la base des organisations de la société civile, lui donnant davantage de moyens d’action et encore plus de pertinence. Les États généraux sur la souveraineté se sont poursuivis avec succès. Ils se termineront par un grand Congrès indépendantiste en juin 2014.

Au nom du Conseil, je remercie tous ceux et toutes celles qui se sont engagéEs avec nous dans notre combat national et je vous souhaite une année 2014 fructueuse, militante et déterminante pour le mouvement indépendantiste citoyen.    

Analyse politique et de mobilisation

·      Janvier-mars : États généraux sur la souveraineté (phase I)

La phase I des États généraux sur la souveraineté, débutée en février 2012 s’est terminée au début d’avril. 1300 personnes ont enrichi un document de consultation qui effectue l’inventaire de 92 blocages du régime canadien dans la vie collective du Québec. 

·      Avril : Grande Assemblée des ÉGS

Cette assemblée, tenue le 6 avril 2013 dans la Capitale nationale, a regroupé 630 personnes de toutes les régions du Québec, membres d’une variété d’organisations. L’assemblée a adopté un ensemble de Résolutions  sur trois plans: démarche constituante, économie et indépendance, organisation de la société civile.

·      Mai-août : Restructuration du Conseil de la souveraineté

Le 8 juin 2013, l’Assemblée générale du CSQ a donné suite à l’assemblée du 6 avril par la transformation du Conseil en un regroupement d’organisations de la société civile et de citoyenEs,  les partis souverainistes étant invités à titre d’observateurs. Des membres d’un comité de mobilisation et d’un comité de communication politique ont été recrutés.

·      Septembre-octobre: Rassemblement « Entêtés d’avenir »

Le Conseil a collaboré avec le réseau Cap sur l’indépendance pour l’organisation d’Entêtés d’avenir, un rassemblement pour la souveraineté du peuple. L’évènement a eu lieu le 13 octobre 2013 et a rassemblé de nombreux artistes et personnalités politiques sur la place Émilie Gamelin à Montréal. Plus de 500 personnes y ont participé.

·      Novembre: Soirée Gérald Godin – Communautés culturelles et indépendance

Avec les Intellectuels pour la souveraineté (IPSO), nous avons organisé une soirée débat en l’honneur de Gérald Godin sur les relations entre les communautés ethno-culturelles et la question nationale. L’événement a eu lieu de 25 novembre. Une centaine de personnes y ont participé.

·      Juillet-décembre : États généraux sur la souveraineté (phase II)

Les membres de la commission nationale des États généraux se sont réunis à 6 reprises au cours de cette période, produisant un document de consultation sur le pouvoir constituant du peuple québécois et plusieurs projets de développement nécessitant la souveraineté pour se réaliser. Deux assemblées régionales ont été tenues à Québec le 24 novembre et à Trois-Rivières le 26 novembre pour l’étude de ces propositions. Six autres rencontres régionales sont prévues au début de 2014.

Communication politique

Le Conseil de la souveraineté a pris position sur plusieurs sujets d’actualités au cours de l’année, toujours dans la perspective de relier les évènements politiques à la question nationale et à la nécessité de l’indépendance du Québec. Voici la liste de nos principales interventions, la plupart du temps diffusés dans la presse écrite,  la radio ou la télévision et rediffusés dans les médias sociaux.
  • 8 avril 2013 – Vers une grande coalition de la société civile pour l’indépendance nationale (résultats de la phase I des États généraux);
  • 28 juin 2013 – Alliance CSQ-NMQ : un grand congrès indépendantiste aura lieu au début de 2014;
  • 1er octobre 2013 – Québec doit rapatrier l’assurance emploi (contenu du mémoire présenté à la Commission Duceppe/Dionne-Marsolais);
  • 24 octobre 2013 – Nous refusons le Canada comme prison juridique (opposition à l’intention du fédéral de faire invalider  la loi 99)
  • 8 novembre 2013 – Pour une nation unie et inclusive (prise de position sur la Charte des valeurs proposée par le Gouvernement du Québec).

Organisation et financement

·      Site et médias sociaux du Conseil et des États généraux

Les sites Web du Conseil et des États généraux ont été fusionnés à www.souverainete.info. On y retrouve l’ensemble des interventions du Conseil, la nouvelle structure de l’organisation, son plan d’action et un ensemble d’argumentaires. Le site est complété par des pages Facebook et Twitter. L’article de Wikipedia concernant le Conseil a également été révisé de fonds en comble.

·      Groupes d’action sectoriels

Le comité de mobilisation et d’action politique a mis en route de petits groupes d’action sectoriels pour initier divers regroupement indépendantistes dans les communautés culturelles, les écologistes, les syndicats, les gens d’affaires, les groupes féministes,….

·      Cocktails-bénéfices et Diner Pizza

Le 13 mars à Québec et le 20 mars à Montréal se sont tenus deux cocktails bénéfices en vue de financer les États généraux et le Conseil. Celui de Québec en particulier a été un grand succès regroupant plus d’une centaine de personnes. Celui de Montréal a également regroupé de nombreux souverainistes. Le 24 août 2013, un autre évènement de financement, un diner-pizza champêtre chez l’ancien président Gérald Larose, a contribué également au financement du Conseil, regroupant plus de 80 personnes.

·      Campagne de financement

Le 20  octobre, le Conseil a démarré  une campagne publique de financement présidée par Bernard Landry. Nous y avons recueilli des contribution forfaitaires ou mensuelles auprès de sympathisants du conseil, de personnalités, d’anciens ou d’actuels membre de l’Assemblée nationale ou du Parlement d’Ottawa. Ces fonds, certains récurrents,  contribueront à assurer une stabilité financière à cette grande organisation de la société civile que nous sommes à construire. La campagne se poursuivra en 2014.

samedi 19 octobre 2013

Non au Canada prison constitutionnelle !


Le Conseil de la souveraineté s’oppose vigoureusement à la requête déposée mercredi par le Solliciteur général du Canada devant la cour supérieure du Québec qui vise à invalider les articles 1 à 5 et 13 de la loi 99 adoptée en 2000 par l’Assemblée Nationale du Québec sur les droits du Québec. Il invite ses organisations membres et tous les québécois et toutes les québécoises à se mobiliser contre cette attaque frontale aux droits fondamentaux et aux prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec.
La loi 99 établi que  seul «le peuple québécois a le droit inaliénable de choisir librement le régime politique et le statut juridique du Québec», droit qu’il a exercé à deux reprises en 1980 et 1995. Je trouve antidémocratique et révoltant que  le Gouvernement canadien cherche à emprisonner le Québec dans la constitution canadienne, constitution sur laquelle le peuple québécois n’a pas été consulté, que ses représentants n’ont jamais signé, et qui autorise ce même gouvernement canadien à prendre chaque jour des décisions qui nous affectent à la place du peuple Québécois. 
Je rappelle également le contenu de l’article 13 de la loi 99 : « Aucun autre parlement ou gouvernement ne peut réduire les pouvoirs, l’autorité, la souveraineté et la légitimité de l’Assemblée nationale ni contraindre la volonté démocratique du peuple québécois à disposer lui-même de son avenir ».  C’est ce droit démocratique fondamental qui est violé par  la démarche canadienne qui veut nous enfermer  et que nous allons combattre par tous les moyens.
Gilbert Paquette, président du Conseil de la souveraineté du Québec.

samedi 21 septembre 2013

Oui au dialogue interculturel ! Non aux ghettos multiculturels !


Amsterdam 1980
La diversité culturelle est certainement une richesse pour le Québec dans la mesure où le dialogue n’est pas bloqué au départ par des effets de ghetto, encouragés par le multiculturalisme canadien, ou de ségrégation entre les hommes et les femmes comme la pratique certains extrémistes religieux. Au Québec, cela a pris 50 ans pour nous débarrasser de la présence envahissante de la religion. Un retour en arrière se constate actuellement dans plusieurs pays européens.
Hollande 2012
Au Conseil de la souveraineté, nous entendons que l'indépendance du Québec se réalise bénéfice de toutes les Québécoises et de tous les Québécois qui acceptent de faire partie de notre nation. Nous invitons tous les citoyens et toutes les citoyennes à participer à la construction du Québec, quelles que soient leur origine ethnoculturelle, leurs croyances religieuses ou leur allégeance partisane.  Il faut être ferme sur le principe d'intégration tout en  intensifiant le dialogue avec les citoyens et les citoyennes issus de l’immigration.
Gilbert Paquette, Président du Conseil de la souveraineté du Québec

vendredi 23 août 2013

La future Charte des valeurs - Xénophobie à rebours à l'égard du Québec

Ce matin, en éditorial, le Globe and Mail s'engage dans la surenchère des procès d'intention que l'on fait actuellement au Gouvernement du Québec sur la question de la future Charte des valeurs. Le principal Quotidien du Canada anglais affirme: "La condamnation par Justin Trudeau des limitations à la liberté religieuse des fonctionnaires provinciaux planifiée par Québec doit être louée. Il est rafraichissant et bienvenu de voir un chef de parti fédéral refuser de céder aux instincts xénophobes des politiciens du Québec". Et voilà toute la classe politique du Québec, et par association la société québécoise, injustement mise au ban des accusés.

Cette prise de position est du même ordre que la déclaration d'un Charles Taylor dans le Devoir du 21 août à l'effet que l'idée d'une Charte québécoises serait "quelque chose qu'on s'attendrait à voir dans la Russie de Poutine", comme quoi les procès d'intention et le "Quebec bashing" peuvent aussi se faire de l'intérieur. Ces déclarations sont graves car elles portent atteinte à la réputation du Québec qui n'a pourtant pas de leçons de tolérance à recevoir de personne.

Cette façon de s'essuyer les pieds sur le Québec se répète régulièrement au Canada anglais. Il faut condamner et combattre ce racisme à rebours, cette xénophobie à l'égard du Québec qui a la vie dure. Redisons-le clairement, l'État laïque est le meilleur rempart aux libertés religieuses, à toutes les croyances ou aux non-croyances. Rien n'empêche ou n'empêchera les employés de l'État québécois de pratiquer la religion de leur choix ou de n'en pratiquer aucune. Le Québec est libre de ses choix et il les exercera, comme toujours, démocratiquement, dans le respect de tous ses citoyens et ses citoyennes.


samedi 13 juillet 2013

Lac Mégantic: le transport ferroviaire et le pétrole.

On peut dire que Lac Mégantic a été frappé par les deux piliers sur lesquels le Canada s'est édifié: les trains et le pétrole. L'immense tragédie humaine qui s'est produite souligne notre incapacité actuelle comme peuple de gérer nos affaires, même dans des domaines aussi vitaux que la protection des vies humaines sur le territoire du Québec.

Le journal le Droit nous révèle que l’entreprise MM&A responsable de la tragédie de Lac Mégantic "a organisé des dizaines de rencontres avec des hauts fonctionnaires d’Environnement Canada, Industrie Canada, Transports Canada, l’office national des transports ainsi que des députées et sénateurs. Les sujets de préoccupation de MM&A? L’environnement, l’immigration, des demandes de subvention auprès de divers fonds et programmes et bien entendu la réglementation du transport ferroviaire".

Tout se passe à Ottawa par dessus la tête des Québécois et des Québécoises parce que le transport, et en bonne partie l'environnement, échappent aux demi-gouvernements que nous élisons à Québec. Un règlement fédéral des transports laxiste et sympathique à l'industrie leur laisse une liberté totale, y compris laisser sans surveillance des trains remplis de matières dangereuses. Cette tragédie souligne également une autre raison de remplacer notre dépendance au pétrole, matière dangereuse, par des énergies douces et renouvelables, comme voudraient le faire la grandes majorité des citoyens et citoyennes du Québec.

Il est urgent de rapatrier nos pouvoirs en matière de transport pour resserrer la règlementation et exiger la modernisation technologiques du matériel roulant. Il est inconcevable qu'au 21ème siècle, qu'aucune technologie embarquée ne permettre d'avertir lorsqu'un train se met en mouvement. D'autre part, le Québec a besoin de toutes ses ressources financières et de tous ses pouvoirs en transport et en environnement pour se donner un plan d'indépendance énergétique centré sur les énergies douces, ce qui éviterait à terme le transport d'une grande partie des matières dangereuses, que ce soit par train ou par pipeline.

samedi 22 juin 2013

Vers une véritable Fête Nationale !

En tant que président du Conseil de la souveraineté du Québec, je me dois de souhaiter une bonne fête nationale à tous mes compatriotes. Oui en ce 24 juin, nous devons fêter collectivement notre appartenance à la nation québécoise, que nous soyons de souche, immigrant-es de longue date ou tout récemment. Nous pouvons être fiers de nos 250 ans de résistance qui ont permis aux femmes et aux hommes de ce pays de créer cette nation ouverte et dynamique au sein d'un  océan anglophone qui n'a pas réussi, malgré ses efforts, à nous intégrer et à nous assimiler.

Mais ce 24 juin nous rappelle douloureusement qu'il est anormal qu'une nation vive sous la tutelle d'une autre. Se défendre et résister ne suffit plus alors que le "nation building" canadien s'impose au quotidien au Québec à travers les décisions du gouvernement national canadian et de sa cour suprême. Il est plus que temps que le Québec soit entièrement maître de son destin. C'est une question de liberté, de responsabilité et de simple démocratie. Chez tous les  peuples normaux, la Fête Nationale est celle de leur indépendance. Célébrons notre appartenance à la nation québécoise ce 24 juin 2013, mais souhaitons nous pour bientôt une véritable Fête nationale.

mercredi 15 mai 2013

Pourquoi une démarche constituante ?



Le changement profond de mentalité qui mènera à l’indépendance ne peut se faire que si une majorité de citoyens cessent d’obéir à une constitution canadienne qu’ils n’ont pas votée pour placer leur allégeance dans une constitution et des lois québécoises adoptées démocratiquement. Ce changement de constitution est la seule façon d’envoyer tous nos impôts à Québec, donnant au Québec les moyens financiers d’exercer tous les pouvoirs qu’il souhaite. Ce changement fondamental nécessite une démarche constituante, une entreprise de démocratie participative par laquelle nous remplaceront la constitution canadienne et ses 92 blocages, par notre loi fondamentale.

Pour faire sauter l’embâcle du non "canadian", il faut à la fois réaffirmer la volonté majoritaire des Québécois de sortir du carcan fédéral actuel et la faire respecter, unilatéralement s’il le faut. Pour ceux qui ont peur du mot unilatéral (sauf lorsqu’il est mis en pratique par Ottawa), il n’est pas inutile de rappeler que. la proposition du référendum de 1995, appuyée par les chefs du Parti québécois, du Bloc québésois, de l’Action Démocratique et par 49,2 % de la population, impliquait, après un an de discussion avec Ottawa, que l’Assemblée Nationale mette en vigueur la constitution du Québec, avec ou sans l’accord du Canada. Il faut y revenir.

Les deux questions sont liées. Sans la force d’une volonté majoritaire, on ne pourrait imposer la volonté démocratique du peuple québécois, faute d’appui suffisant à l’interne comme à l’international. Mais sans cette détermination à imposer la volonté du peuple québécois, unilatéralement si nécessaire, aucune solution, indépendantiste ou autonomiste, n’apparaît réalisable et, par conséquent porteuse d’une volonté majoritaire.

Nous les indépendantistes avons du travail à faire pour arriver à cet objectif. La convergence des partis et des mouvements souverainistes est commencée. Elle se concrétisera bientôt par l'union de nos forces dans une grande organisation de la société civile, tel que demandée par les États généraux sur la souveraineté.

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